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  • : Le blog de danielle vioux
  • Le blog de danielle vioux
  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée, Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.

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extrait de "Assilnyv, pirate intergalactique" (carnet 1 )





Imaginez un peu….je tombe de ma planète pour m’être penché trop fort et je me retrouve chevauchant un rocher lancé par une catapulte depuis l’astéroïde qui gravitait  juste en dessous…Tel le baron de Munchausen  ou le général fou de Doctor Strangelove, ne croyez pas que je n’avais aucune connaissance de ce monde-ci, nous ne sommes pas des sauvages !…….. me voici  pirate intergalactique ou chevalier du cosmos ! Au loin la voix de ma mémé se fait plus ténue mais encore audible, il faut dire que juste avant la chute nous étions tout deux à cueillir des asperges sauvages pour la tarte du même nom….vous entendez ?

 

Mémé : Tu allais perdre aux cartes ! Mon petit tu es bien mauvais perdant….

 

Asylniv : Quelles cartes mémé ? On cavalait dans la colline toi et moi. Mon pied s’est pris dans un terrier de glamfarrow  et voilà le résultat.

 

Mémé : Mon petit je t’ai pourtant appris qu’il ne sert à rien de mentir pour se sauver d’un mauvais pas !

 

Asylniv : Mémé tu ferais mieux de me dire comment je peux remonter là-haut ! Je ne t’entends presque plus !

 

Mémé : N’oublie pas les racines…….

 

Asylniv : Quelles racines mémé ? Comment je reconnais celles qui sont plus magiques que les autres ? Mémé ?.. Trop tard. Ils ne vont jamais réussir à me renvoyer là haut.. ……..Avec la chance que j’ai je crois bien que je suis tombé sur la planète la plus…..Oh pardon. Je ne m’étais pas rendu compte que vous écoutiez. Je suis sûr qu’elle n’est pas si mal votre planète une fois qu’on….Enfin je veux dire…Le petit avec les grandes oreilles il avait bien réussi à téléphoner chez lui , non ? Ah…. Ah bon…..dommage. J’avais vraiment cru que……………….Mais c’est comme le reste je suppose. Les produits périmés qu’on a toutes les peines du monde à recycler et les visiofictions à la tonne qui remplissent vos satellites… Que de la frime….Un mot à vous… Oui, dans nos écoles on apprend le terrien, je n’en avais jamais trop vu l’utilité jusque là , mais je sens que ça va me servir…Mémé, t’inquiète pas, je trouverai le moyen de rentrer !J’en ai vu d’autres !

 

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CHANSON

 

Vous ne savez rien de nous

Nos histoires et nos chansons

Ça ne vous intéresse pas

Nos paysages nos collines

 

Nos jungles nos déserts nos forêts

Le goût sucré des bellandines

Et celui plus amer du znambé

Vous vous en moquez

 

Vous nous voyez tous semblables

Comme des clônes , des copies

Vous n’essayez même pas de voir

 

Vous ne savez rien de nous

Sauf le nom de notre planète

Oubliez que vous m’avez vu

 

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Extrait de 

 

IMERA,         REINE DES SUNLIGHTS (carnet 2)


 

Elle est vêtue de bordeaux, orange, jaune violet avec un foulard années cinquante et des lunettes de soleil de star .. Elle est installée  sur un mur ou un escalier  avec un petit ventilateur portable qu’elle tient à hauteur de son visage.

 

Quelle brise agréable vos ne trouvez pas ? J’adore cette plage… Bien sûr il faut marcher des heures pour y arriver mais ça en vaut la peine non ? C’est ce que vous pensez aussi puisque vous êtes tous venus …..Je savais que je pouvais compter sur vous…..

 

Regardez ce coucher de soleil…Quelles incroyables couleurs…..Cela vaut tous les films du monde…Non merci, je n’ai pas envie de jouer au volley ou d’aller manger une glace… J’ai juste envie de rester  là et de regarder le soleil descendre sur la mer.. Vous êtes gentils…Comme c’est merveilleux d’avoir autant d’amis…

 

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CHANSON

 

La vie est un feu d’artifice

Un spectacle de music hall

Un cirque, un bal, une parade

Une plage au soleil

 

Ya plus de solitude, juste des amis sincères

J’ai toujours l’argent pour prendre un taxi

Pour prendre l’avion, pour les hôtels de luxe

Pour me passer toutes mes fantaisies

 

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la voyante : Ma chère madame, je vois un avenir radieux

 

IMERA  : pouvez vous préciser ?

 

voyante : la vision s’estompe, s ‘éloigne…

 

marie : je n’ai pas mon chéquier sur moi…

 

voyante : dommage.. à la semaine prochaine !

 

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Marie s’est installée un peu plus loin.

 

Brandon, please, veux- tu bien m’apporter un daïkiri ? Non merci, pas besoin de mon pashmina. Je vais remettre un peu de crème solaire sur mon visage afin de ne pas brûler ma peau fragile tandis que soleil descend doucement sur le glacier… Tu serais un amour si tu allais préparer un feu dans l’immense cheminée de notre chalet savoyard….Le temps est à la neige, non ? Brandon, mon amour , je n’ai peur de rien quand tu es là pour me protéger. Pourquoi donc crois tu que je t’ai choisi, toi, parmi tous les autres ?…

 

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banquier : que vous le vouliez où non, votre salaire n’a pas encore été versé et vous êtes à découvert

 

marie : ça ne saurait tarder, il aurait dû arriver il y a dix jours

 

banquier : oui, eh bien, votre patron a dû avoir quelques soucis de trésorerie, cela arrive aux meilleurs d’entre nous, c’est à vous de prévoir mon petit. Il faut économiser comme la petite fourmi afin de se constituer une petite réserve pour les impondérables comme celui ci.

 

Marie : Le mois dernier au contraire vous m’avez conseillé de dépenser

 

Banquier : eh bien oui, épargner un peu et dépenser beaucoup, prenez exemple sur les plus riches que vous qui vous montrent le chemin. S’ils peuvent y arriver, alors vous pouvez y arriver aussi, faites donc un effort. En attendant, je vais être obligé de vous mettre un petit agio, ce n’est pas que cela m’amuse croyez moi, mais…

 

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Extrait de  "Ylosreen, princesse Byzantine"

( carnet 3)

 

 

 

 

 

 

YLOSREEN, princesse Byzantine

 

 

Me voici telle que je me rêve. Ma vie en cet instant suspendu. Mon souffle retenu. Le vide, sous la pointe prudente de mon pied.  Dans le cuir souple de la chaussure brodée, les orteils comme des petites chauve-souris attentives, la tendre pulpe sous le pied comme une délicate chenille sur une jeune pousse de printemps. Le poids du corps à peine basculé sur l’avant. Un instant infini tout peut arriver. La chute. L’abîme. la mort. Mon cœur s’emballe. Je ferme les yeux. Je m’abandonne.

Sous mon pied, la masse rassurante et solide de la prochaine marche.

La première.

Encore sept cent vingt sept autres.

En bas, tout en bas, ils m’attendent en silence

 

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Ma mère épluchait pour moi de douces-amères mandarines qu’elle me donnait quartier après quartier, petites lunes fauves qui faisaient saliver ma langue . Odeur sucrée de la joue de ma mère, odeur épicée des coupes en bois de cèdre, mes longs cheveux mêlés à ceux de ma mère, ma mère aux larmes salées, ma mère de douleur. Ma mère. Moi étrangère en son amour, à jamais affamée, impossible sevrage. Un jour, elle disparut.

 

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Vieil homme

Est ce mon père qui t’envoie

Avec ton bol à thé et ton bâton

Je n’ai que faire de tes sages paroles

 

Vieil homme

Tes os grincent comme une porte aux gonds rouillés

Ta plume croasse

Sur le parchemin de mes jours

 

La cicatrice sur ma peau

Dessine une écarlate boursoufflure

Je ne guérirai plus

 

Vieil homme, la lune mandarine

Sourit à l’absence infinie

Tu viens trop tard

 

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 Ylosreen, où es tu petit chat  sauvage ? Je t’appelle depuis si longtemps que ma voix s’est usée comme une vieille étoffe

 

 Nourrice, je jouais avec le vent

 

 Ylosreen, petite belette, rentre, ton père sera furieux

 

 Nourrice, le ruisseau m’a lavée, le sable m’a séchée, le soleil couchant a fardé mon visage

 

 Ylosreen, petit renard fauve, tu n’as pas besoin de fard sur tes joues

 

 Nourrice, je veux une robe de velours mandarine et d’or brodé, des bijoux de lapis-lazuli pour encadrer mon front et mon visage, un manteau de pourpre et de sable, des bottes de fin cuir plus souple que la peau de ma main. Si je n’ai pas cette robe je ne rentrerai pas.

 

Ylosreen, petite couleuvre, tu auras ta robe  car voici qu’un homme est venu pour toi et bientôt tu seras femme

 

 Nourrice, ses yeux sont ils comme deux étoiles sur le sombre de sa peau ?

 

 Ses yeux sont comme deux charbons sur l’ivoire de sa carcasse

 

 Nourrice, sa bouche est elle une source fraîche ou boivent les rossignols ?

 

 Sa bouche est comme un torrent boueux qui gronde et emporte tout sur son passage

 

 Nourrice sa force est elle comme un cerf sauvage, comme un aigle, comme un jaguar ?

 

 Sa force est comme un cep noueux,  comme un roc, comme une lave éteinte. Sa maison est vaste, son nom comme un drapeau, ses coffres remplis d’or. Ta robe sera bientôt prête ma princesse. Bientôt tu descendras l’escalier aux yeux de tous et les tambours battront l’heure de tes noces.

 

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Extrait de "Eli-Ju, clown rebondissante" ( carnet 4)

 

    cette lecture s'est faite à 7, mais elle peut être faite à 2, ou à... nombre indéfini

 

ELI-JU, Clown rebondissante

 

Eli-Ju : Au début, le feu était comme une petite fleur . Une petite fleur rouge comme la robe qui battait sur mes mollets de petite fille . La robe était déchirée à cause des ajoncs et des ronces. La fleur se para de jaune et lècha les brindilles sous mes pieds  . Le chemin de terre était doux .Une cigogne s’envola.  Je laissai le feu loin derrière et au premier signe de fatigue , m’endormis sans remords. Dans ma poche, une petite boule rouge avait trouvé sa place.

 

Sofik, lézard violet :  Bienvenue sous le plus carsin chapiteau du monde ! Entrez mesdames et messieurs, une petite pièce et vous pouvez entrer

 

Eli-Ju : je n’ai pas d’argent

 

Sofik : Un  petit chocolat et vous pouvez entrer, nos animaux féroces se nourrissent de chocolat exclusivement et nous n’en avons jamais assez, en fait nous envisageons d’avoir une petite usine de chocolat itinérante dans l’une de nos roulottes.

 

Eli-Ju : Je n’ai pas de chocolat

 

Sofik : Un collier ? une bague ? La pie de mademoiselle Fraise adore les bijoux

 

Eli-Ju : Qui est mademoiselle Fraise ?

 

Sofik : Notre danseuse de corde acrobate équilibriste dompteuse de pies et de libellules

 

Eli-Ju : Je n’ai pas de bijoux

 

Sofik : Vos poches sont tout à fait vides ?

 

Eli-Ju : Seulement ce nez rouge

 

Sofik : Ah mais ça c’est très différent ! Non seulement vous pouvez entrer, mais vous aurez droit à la meilleure place ! ! !

 

 

Eli-Ju : En fait, le chapiteau était vide. Vide, mais pas silencieux : les gradins étaient remplis du bruit des spectateurs, on entendait les rires des enfants, les voix des parents, des bribes de conversation . Juste avant d’entrer je me retournai : à l’horizon lointain , la langue rouge et jaune du feu lèchait les arbres et le ciel. Avant que l’incendie n’arrive jusqu ‘à nous, j’avais largement le temps de voir le spectacle.

 

Sofik : Et pour commencer notre nouvelle artiste mademoiselle Eli-Ju va nous chanter une petite chanson !

 

Eli-Ju : Et alors   ils se sont tous retournés vers moi  tandis que le projecteur m’entourait d’un halo chaud et doux comme la mère que j’avais si peu connue. Est-ce qu’on peut dire qu’un son se retourne vers nous ? Le silence et les petits chuchotements me picotaient la peau de mille petites chatouilles agaçantes et qu’est ce que je pouvais faire ? Je me suis levée et je suis descendue et mes pieds ont foulé la sciure de la piste jusqu’au centre. Et là, j’ai vu que Sofik avait raison : C’était vraiment la meilleure place.

 

Chanson de la petite Eli-Ju :

 

Le feu a brûlé ma maison

Le feu a brûlé ma vie d’avant

Ils ont emmené ma mère malgré mes cris

Je ne l’ai jamais revue

 

Le feu a brûlé ma ville

Le feu a brûlé mon enfance

Mon père et mes frères ont été vêtus de kakhi

Je ne les ai jamais revus

 

J’avais mal parlé à ma mère

C’est pourquoi le feu est venu sur notre maison

Je n’avais pas écouté mon père

C’est pourquoi le feu est venu sur notre ville

 

Maintenant j’ai quitté ma maison

J’ai quitté ma ville en ruines

Mes pas allument des incendies

Mon regard est une torche impitoyable

 

Je voudrais être différente

Je voudrais être une enfant aux yeux de bleuets

Je voudrais être une eau qui désaltère

Je n’ai pas choisi

 

 

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extrait de: SCAPAL, BERGER DES ETOILES  (cinquième carnet)

 

 

 

 

Il faut que je trouve la porte. Rioclar à un jet de pierre. La terre comme une géante plaine de Crau, cailloux à perte de vue. De porte, point, dans cet horizontal.

 

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Première clé :

 

Enfant, pas même en marche, traîne-genoux. La main qui lève le bâton. La voix qui tonne. Moi, apeuré. Trou de souris. La géante-chienne aux longs poils bruns. Plus bouger. Me lèche, m’ajoute à sa portée, m’enveloppe. Je ne vois que le bleu du ciel au-dessus, celui-là exactement. Suis chiot aimé, suis adopté. Dérive en sommeil.

 

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Glouctroup : Je suis Glouctroup

 

Imarrade : Je suis Imarrade

 

Serrefon : Je suis Serrefon

 

Glouctroup : Bienvenue au bar des étoiles.

 

Serrefon : Au café des troupeaux perdus

 

Imarrade : Speed dating pour bergers transis

 

Serrefon: Une minute, un mouton.

 

Imarrade : Je tiens le tiroir caisse, et plus si affinités.

 

Glouctroup : Rien de vénal, n’allez pas croire.

 

Serrefon : Nous avons à notre actif de belles réussites.

 

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Chanson du petit Prince :

 

Le petit prince a dit

Je viendrai si ça m’dit

Mais de mouton y a plus

Mêm’ pas sur un papier

Qu’on touche et qu’on replie

Sur Cyberweb seul’ment

Fuck you si pas content

Fuck you si pas content

 

L’était pas bien poli

Cet enfant d’aujourd’hui

 

 

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Extrait de   

N. C. Stab, maraudeur urbain  ( sixième carnet)


 

 

Road movie 1

Je m’appelle Ensie Stab, N.C Stab, du plus loin que je me souvienne, c’est à dire hier soir ou demain matin, au train où vont les choses, quelle différence. Ils m’ont contacté par téléphone dans une vieille cabine déglinguée, au bout du bout d’une ville de l’hémisphère nord. Une idée bien cheap cette cabine. Il faudrait être fou, il faudrait n’avoir jamais vu tous ces films où le type se fait dégommer juste parce qu’il a commis l’erreur d’entrer dans une cabine comme ça. Une usine à meurtres, cette cabine. Mais je m’appelle Stab, alors il y avait une chance que ce soit moi le tueur, pas l’inverse, c’est ce que je me suis dit dans un instant de délire personnel, fatigue, manque de sommeil, va savoir. Je suis entré. J’ai décroché. Une voix de femme, une caresse de voix de femme, là où j’attendais le métal bleuté d’une voix habituée à commander et à être obéi. « Trouvez NC Stab », a dit la voix. Il a disparu depuis une quinzaine, il nous fait faire beaucoup de souci. « Je suis NC Stab, c’est moi NC Stab, j’ai dit » «  Ne croyez pas que ça rende les choses plus faciles », elle a répondu en riant. Puis elle a ajouté :  « Nous attendons des résultats » Et elle a raccroché. Alors, je me suis retourné, quelqu’un avait déposé une mallette contre la cabine. La rue était déserte et la mallette pleine d’argent. Je suis rentré chez moi. J’ai rêvé à cette voix, à ce rire, à comment ce serait d’avoir une femme avec une voix comme ça. Je voyais bien qu’il aurait fallu tout recommencer à zéro pour avoir une chance d’un sur un milliard, un jour, d’entendre cette voix me dire au téléphone :  « NC, amour de ma vie, si on sortait ce soir ? » En attendant, je ne savais pas par où commencer. Alors je suis rentré à l’hôtel et j’ai sorti un vieux vinyle et mon teppaz années 60 de ma valise au dessus de l’armoire, et j’ai écouté John Mayall, «  Blues from Laurel Canyon », allongé sur le lit,  jusqu’à ce qu’il me vienne une idée.

 

 

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Chanson de Lisa Lou

 

Je fais du café pour ma mère

Elle sourit d’un air absent

Elle regarde par la fenêtre

 

Là haut j’entends l’ordinateur

Tip tip en longues phrases humides

L’océan  lèche les marches usées

 

Une océanique écriture

Il cavale après sans répit

Ma mère danse et parfois pleure

 

Ma mère tartine des sandwiches

Moi je nage entre les écueils

Je dialogue avec les sirènes

 

Il suffirait de pas grand chose

Pour que se nouent les fils tissés

Pour que les jours fassent une pause

 

Je fais du café pour ma mère

Puis je le bois, noir et amer

J’ai grandi.  

 

 

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