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  • : Le blog de danielle vioux
  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée, Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.

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Extrait du scénario


2015 ?... en tout cas, quelques années après 2009…

 

 

                                                                                                  1

 

Extérieur jour. Cour  de petit immeuble construit  années 50, terne, plantes sauvages, quartier populaire méditerranéen. Au fond, un poulailler  inoccupé. De chaque côté de la cour, des cabanons qui ont autrefois servi de poulaillers.

Fil d’étendage.

Ciel très bleu au dessus. Mouettes.

Leïla, douze ans,  assise  sur un vieux banc et adossée à l’un des cabanons, lit un livre qui semble la passionner

 

                                                         Voix off (  Gina )  : Leïla ! j’ai besoin de toi. Viens   

                                                          m’ aider s’il te plait         

 

Leïla lève brièvement  la tête vers une fenêtre puis continue à lire . Monsieur Charles , dit « Le Poète » soixante ans, voisin de palier de Gina,  apparaît avec son linge à étendre dans une bassine en plastique. Mise élégante inadaptée à la situation. Il sourit aimablement

 

                                                          Monsieur Charles :  Bonjour petite.

 

Leïla marmonne  sans lever la tête

                                                         Leïla :   Bonjour monsieur Charles

 

                                                           Monsieur Charles : Mon dos me fait mal aujourd’hui. 

                                                         Peut-être que tu pourrais m’aider.

 

Leïla pousse un soupir, pose son livre sur la margelle du vieux bassin. Elle aide Mr Charles à étendre mais ne répond pas à ses questions. Il l’observe attentivement tout en continuant à étendre le linge. Elle regarde tout sauf lui.

 

  Monsieur Charles :  Tu es bien gentille. (silence) Il est bien ton     livre ? Pas beaucoup de temps pour lire, hein.

(silence)  Il y a  beaucoup de monde chez  vous ces temps ci. Une vraie  colonie de vacances. (silence)Ca vous fait du travail, à la Comtesse et à toi.    C’est ta grand mère, la Comtesse ? (silence)          Une belle femme. Ce que j’en dis. Attention avec cette   chemise. Et le pull, là, c’est de l’alpaga, c’est fragile.                                                                                                                                                                              

Chaud en hiver, tempéré en été. Tous ces  cabanons,  là, autrefois c’était  un grand  poulailler mais ça ne sert plus , je crois que je devrais les démolir, tu crois pas ? (silence)  Depuis le temps que la Comtesse se plaint de ces vieilleries.Ca ferait de l’espace pour un vrai jardin avec des légumes. Tu lui ressembles un peu, à la Comtesse.(silence)

                                                             Mais les autres, là, les gamins qui  sont là depuis   moins                                             longtemps que toi, ils sont bien différents, tous. Ca me rappelle Joséphine Baker quand  j’étais jeune .                                                             Y en avait de toutes les couleurs. C’est pourtant                  pas si grand chez vous.

 

 

Gina, dite « la Comtesse », apparaît à une fenêtre à l’étage

 

 Gina : Leïla qu’est ce que tu fais ? Il y a deux heures

  que je t’appelle. Ne traîne pas en bas.

 

Leïla récupère son livre et part en courant vers la porte de l’immeuble, sans un mot.

 

 

 

 

                                                                          2

 

 

 

Intérieur jour, l’appartement de Gina, deux pièces dont l’une où se situe l’action , avec  un coin cuisine ( « pile » c’est à dire  évier en pierre comme à Marseille autrefois, )   et une autre entrevue par la porte ouverte, apparemment remplie de matelas et de gamins qui jouent bruyamment. Dans la pièce principale il y a beaucoup de meubles et de tableaux et photos aux murs. Décor ancien et comme figé. Entre autres il y a le canapé ou dort Gina .  

Leïla épluche des légumes à une table au milieu de cahiers et de livres et d‘un ordinateur modèle ancien, éteint. Pas de télé. Gina  cuisine

 

Gina : Je t’ai déjà dit de ne pas parler à Monsieur

Charles.

 

Leïla : Je ne lui parle pas. Je l’aide c’est tout. Il a mal                                                                                                                                   au dos

 

Gina : Comme s’il était le seul

 

Leïla : Je t’aide aussi.

 

 Gina : Lui et son poulailler minable.

 

Leïla : Il va le démolir, il a dit.

 

Gina : Ne l’écoute pas s’il veut te lire ses poèmes.

 

 Leïla : T’inquiète pas. 

 

 Gina : Le poète, qu’on l’appelait  autrefois. Tu parles d’un poète!

 

 Leïla: Je ne l’écouterai pas.

 

 

Cris, dispute dans la pièce à côté. Leïla se lève et va intervenir. Le calme revient. Leïla ramène un garçon  de onze, douze ans  rouge et furieux, qui tente d’expliquer quelque chose dans un français très rudimentaire

 

                                                                Jen : Le là, toujours, la prend, la main, je fini, fini, .               .                                                                    mon à moi, pas lui !

 

Leïla lui caresse les cheveux. Gina met la radio. Chanson.

 

                                                                Leïla : Viens m’aider, Jen, après manger je t’apprends .                                                                encore des mots.

 



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