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  • : Le blog de danielle vioux
  • Le blog de danielle vioux
  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
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SSL21541--DVD--NTSC--.JPGcommande d'écriture de la troupe "Mandy Comédie",










    Répétition de "S O S Six en scène" par "Mandy Comédie à Cissonne  (02)             en mai 07  pour le festival de Laon





 

personnage

âge

Marie

Lila

Stella    

Naomi

 Elsa

Yasmine               

15

15

12

15

15

16

 

 

 

 

**************************************************************************

 

 

Scène 1

 

Scène vide. Pas de décor.  Marie, seule.

 

Marie joue du violoncelle et parle en alternance

 

Marie : (au public)

Alors voilà, c’est comme ça que tout  a commencé.

Un jour pourri.

 

(musique)

 

Le genre de jour où tu te lèves le matin et tu sais déjà que ça va être un jour pourri.

Le genre de jour ou tu vires le réveil et tu te rendors et ta mère crie et déproche  que tu es en retard comme si tu ne le savais pas déjà.

Y a plus de céréales et tu manges du vieux pain pourri et tu fais une tache de chocolat sur ton t-shirt au moment de partir et tous les autres sont au lavage.

Alors tu découpe la tache à grands coups de ciseaux parce qu’au moins, avec une épingle à nourrice ou un coup d’agrafeuse, ça fait style.

 

voix de la mère de Marie : Marie ! QU’EST CE QUE TU A FAIT AVEC TON T SHIRT ?

 

Marie : Vous voyez c’que je veux dire ?

 

( musique)

 

Marie :

 

La prof refuse de t’accepter en cours

Elle te demande d’aller chercher un mot au bureau de la CPE

Tu sais que ça va encore abusativer sur ton dos

La CPE n’est pas là, il y a juste ces deux surveillantes qui se croient les reines du monde et disent que la prochaine fois tu seras collée et que de toute façon tu t’habilles comme une…..

 

(Lila entre)

 

Lila : Marie !............., à qui tu parles, là ?

 

Marie : Je raconte

 

Lila : Tu racontes quoi ?

 

Marie : Comment ça a commencé

 

Lila : Mais à qui ?

 

Marie : A eux, là

 

Lila : Je ne vois personne

 

Marie : T’inquiète. Je parle seule.

 

Lila : Ah, bon.

 

Marie : Je raconte le jour ou tu as eu l’idée du spectacle.

 

Lila : J’ai eu l’idée du spectacle parce que tu as eu l’idée du voyage.

 

Marie : D’accord, bon, j’allais y arriver justement.

 

Lila : Et la musique , c’est pour…. ?

 

Marie : La musique, c’est parce que je passe une audition demain, et que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout au point.

 

Lila : Bon, d’accord, je ne te dérange plus.

 

Lila se met à danser dans son coin, comme quelqu’un qui serait en train de s’entraîner ou de chercher une chorégraphie.

 

Marie : Enfin, voilà, ça a commencé ce jour pourri. Convoquée par le proviseur adjoint  parce que les deux pionnes mes deux anges gardiens avaient dit que je m’habillais comme une..

 

Lila : Je te dérange, là ?

 

Marie : Assez, oui.

 

Lila : Les autres ne vont pas tarder. Si tu dois raconter, faudrait te dépêcher.

 

Marie : Justement, oui.

 

Lila : Oh, ça va.

 

Marie : Enfin, bon…au fur et à mesure que les heures pourries de cette journée pourrie s’écoulaient, il y avait une idée d’abord toute petite, toute minuscule, qui commençait à germer dans ma tête, puis à grandir, grandir, jusqu’à prendre toute la place et me valoir un zéro de plus pour inattention, mais là je m’en moquais bien, parce que ma petite idée valait tous les zéros du monde, et cette idée c’était

 

Stella entre, s’arrête.

 

Stella : JE VEUX PARTIR

 

Lila et Marie, sans la regarder : TU ES TROP JEUNE !

 

Stella : Et voilà, c’est toujours pareil . Je suis toujours trop jeune. Ce jour là aussi elles m’ont toutes dit «  tu es trop jeune » Même ma sœur ( montre Lila) . Surtout ma sœur.

 

Lila et Marie : Quel jour ?

 

Stella : Le jour ou tout a commencé. C’est bien de ça que vous parlez, non ?

 

Lila : Stella, si tu étais gentille tu irais nous acheter  des kebabs.

 

Stella : C’est ça, je suis juste bonne à faire les courses.

 

Marie : Stella, il faut que je finisse cette histoire.

 

Stella : Parce que moi, bien sûr, je ne serais pas capable… Marie, vraiment tu t’habilles comme une..

 

Marie et Lila font mine de  courir vers elle la main en l’air

 

Stella : .comme une artiste. C’est toujours original, ce que tu portes. Quand je serai grande je veux être comme toi. ( elle sort puis rentre aussitôt) …. Mais c’est vrai que ce jour là, c’est Marie qui a dit : JE VEUX PARTIR ! ( au public) J’adore ça. Les embêter. Faire ma petite peste. Faut dire, elles l’ont bien cherché . ( Elle s’enfuit)

 

Marie recommence a jouer du violoncelle, avec énergie.

 

Marie : J’ai dit, j’en ai marre, je veux partir, je veux vivre la vraie vie sur les routes, comme Jack Kerouac, je veux quitter cette ville, et alors Naomi a dit,

 

(Naomi entre) 

 

Naomi :  Tu ne vas quand même pas faire une fugue ?

 

Marie : Et Elsa a dit

 

( Elsa entre)

 

Elsa : Ta mère te tue si tu fais ça

 

Naomi : Si quelqu’un d’autre ne s’en est pas déjà chargé. Les routes sont pleines de psychopathes.

 

Marie : Naomi, tu as peur de tout !

 

Naomi : Ta mère est sympa, ça n’a pas de sens de la faire s’inquiéter pour rien

 

Marie (au public) Et c’est vrai que j’aime trop ma mère pour avoir envie de l’angoisser pour rien, mais vraiment ce jour là j’en avais assez, je voulais juste partir, et alors Yasmine a dit

 

Yasmine entre

 

Yasmine : Avec quel argent ? Tu as de l’argent ?

 

Marie. Pas besoin d’argent

 

Yasmine : C’est ça, oui. On voit bien que tu n’en as jamais manqué.

 

Marie : Comme si on était riches à la maison.

 

Yasmine : J’ai pas dit ça

 

Marie : Un salaire, un chômage  et deux gamins.

 

Yasmine  Chez moi c’est un salaire et quatre gamins.

 

Lila : Bon, vous arrêtez, vous deux ? On est pas en train de faire un concours de malheurs. Vous voulez que je m’y mette aussi ?

 

Naomi : Je me disais, partir comme ça, non, mais peut être que si on partait toutes ensemble…

 

Stella entre

 

Stella : Et moi aussi ?

 

Les 5 autres : TU ES TROP JEUNE !

 

Stella : Je ne peux pas vous acheter de kebabs si vous ne me donnez pas d’argent.

 

Lila: Dégage!

 

Naomi: Vous m’empêchez de réfléchir!

 

Marie: Tu veux dire, si on partait ensemble? On est trop jeunes

 

Stella: Chacun son tour! Ca vous apprendra.

 

Naomi: Ma sœur viendrait peut être.

 

Marie: Ta sœur, sur la route?

 

Naomi: Ma sœur, elle a l’habitude des camps de scouts. C’est pas cinq filles qui vont lui faire peur.

 

Stella : Six!

 

Lila: On verra

 

Marie: Un camp de scouts, c’est pas exactement comme ça que je voyais mon départ sur la route comme Jack Kerouac.

 

Naomi: Mais c’est mieux que rien.

 

Yasmine: Ce qui ne résout pas le problème de l’argent.

 

 Lila: On n’a qu’a jouer une pièce.

 

Yasmine: Une pièce?

 

Lila : De théâtre ! Un spectacle ! Et on fait payer le public. Et on gagne plein d’argent. Et on part en vacances avec.

 

Elsa : Quelle pièce ? Qui va l’écrire ?

 

Lila : Toi, moi, nous toutes ! On en est capables, non ?

 

Elsa : Et on répèterait où ?

 

Lila : A la salle polyvalente ! Il y a des tas de jours où elle ne sert pas. Je suis sûre qu’ils nous la prêteront !

 

Marie : Monsieur le maire, il faut soutenir les créations artistiques des jeunes ! C’est par l’art que nous sauverons la jeunesse de la rue et de la délinquance !

 

Yasmine : Marie, tu es parfaite,tu es désignée d’office pour aller demander l’autorisation à la mairie !

 

Marie, oui ,bon, j’espère qu’à la mairie, ils ne me jugeront pas comme au collège !

 

Toutes sortent en parlant avec enthousiasme et très bruyamment, sauf Marie qui reprend son morceau au violoncelle

 

Marie ( au public) Et voilà. C’est comme ça que tout a commencé. Et la semaine suivante on s’est retrouvées toutes les six, parce que Stella, la sœur de Lila, c’est assez difficile de s’en débarrasser, dans une salle qui ressemblait pas mal à celle-ci, sauf qu’il n’y avait personne là où vous êtes assis, et qu’on ne savait pas du tout, mais alors pas du tout par quel bout attaquer cette histoire de spectacle.

 

Quatre notes rapides, et hop, elle sort à son tour.

 

*************************************************************************

  extrait de: 

Huit en scène

 

 

Marie

Lila

Naomi

Stella  ( est ou paraît plus jeune que les autres filles)


Yasmine     


Adrien


David  


Logan      

 

 

**************************************************************************

 "Huit en scène" a été écrit pour un groupe de 3 filles et 5 garçons que "6 en scène" intéressait.....

 Malheureusement, les représentations n'ont pas pu avoir lieu...

Avis aux amateurs....
*******************************************************************************************************************************


Scène 1

 

Scène vide. Pas de décor.  Marie, seule.

 

Marie joue d’un instrument de musique( ou s’entraîne à chanter ou à des katas d’arts martiaux ou…) et parle en alternance

 

Marie : (au public)

Alors voilà, c’est comme ça que tout  a commencé.

Un jour pourri.

 

(musique)

 

Le genre de jour où tu te lèves le matin et tu sais déjà que ça va être un jour pourri.

Le genre de jour ou tu vires le réveil et tu te rendors et ta mère crie et déproche  que tu es en retard comme si tu ne le savais pas déjà.

Y a plus de céréales et tu manges du vieux pain pourri et tu fais une tache de chocolat sur ton t-shirt au moment de partir et tous les autres sont au lavage.

Alors tu découpe la tache à grands coups de ciseaux parce qu’au moins, avec une épingle à nourrice ou un coup d’agrafeuse, ça fait style.

 

voix de la mère de Marie : Marie ! QU’EST CE QUE TU A FAIT AVEC TON T SHIRT ?

 

Marie : Vous voyez c’que je veux dire ?

 

( musique)

 

Marie :

 

La prof refuse de t’accepter en cours

Elle te demande d’aller chercher un mot au bureau de la CPE

Tu sais que ça va encore abusativer sur ton dos

La CPE n’est pas là, il y a juste ces deux surveillantes qui se croient les reines du monde et disent que la prochaine fois tu seras collée et que de toute façon tu t’habilles comme une…..

 

(Lila entre)

 

Lila : Marie !............., à qui tu parles, là ?

 

Marie : Je raconte

 

Lila : Tu racontes quoi ?

 

Marie : Comment ça a commencé

 

Lila : Mais à qui ?

 

Marie : A eux, là

 

Lila : Je ne vois personne

 

Marie : T’inquiète. Je parle seule.

 

Lila : Ah, bon.

 

Marie : Je raconte le jour ou tu as eu l’idée du spectacle.

 

Lila : J’ai eu l’idée du spectacle parce que tu as eu l’idée du voyage.

 

Marie : D’accord, bon, j’allais y arriver justement.

 

Lila : Et la musique ( le chant/les katas…), c’est pour…. ?

 

Marie : La musique, c’est parce que je passe une audition demain ( parce que j’ai une compet demain ), et que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout au point.

 

Lila : Bon, d’accord, je ne te dérange plus.

 

Lila se met à danser dans son coin, comme quelqu’un qui serait en train de s’entraîner ou de chercher une chorégraphie.

 

Marie : Enfin, voilà, ça a commencé ce jour pourri. Convoquée par le proviseur adjoint  parce que les deux pionnes mes deux anges gardiens avaient dit que je m’habillais comme une….

 

Lila : Je te dérange, là ?

 

Marie : Assez, oui.

 

Lila : Les autres ne vont pas tarder. Si tu dois raconter, faudrait te dépêcher.

 

Marie : Justement, oui.

 

Lila : Oh, ça va.

 

Marie : Enfin, bon…au fur et à mesure que les heures pourries de cette journée pourrie s’écoulaient, il y avait une idée d’abord toute petite, toute minuscule, qui commençait à germer dans ma tête, puis à grandir, grandir, jusqu’à prendre toute la place et me valoir un zéro de plus pour inattention, mais là je m’en moquais bien, parce que ma petite idée valait tous les zéros du monde, et cette idée c’était

 

Stella entre, s’arrête.

 

Stella : JE VEUX PARTIR

 

Lila et Marie, sans la regarder : TU ES TROP JEUNE !

 

Stella : Et voilà, c’est toujours pareil . Je suis toujours trop jeune. Ce jour là aussi elles m’ont toutes dit «  tu es trop jeune » Même ma sœur ( montre Lila) . Surtout ma sœur.

 

Lila et Marie : Quel jour ?

 

Stella : Le jour ou tout a commencé. C’est bien de ça que vous parlez, non ?

 

Lila : Stella, si tu étais gentille tu irais nous acheter  des kebabs.

 

Stella : C’est ça, je suis juste bonne à faire les courses.

 

Marie : Stella, il faut que je finisse cette histoire.

 

Stella : Parce que moi, bien sûr, je ne serais pas capable… Marie, vraiment tu t’habilles comme une..

 

Marie et Lila font mine de  courir vers elle la main en l’air

 

Stella : .comme une artiste. C’est toujours original, ce que tu portes. Quand je serai grande je veux être comme toi. ( elle sort puis rentre aussitôt) …. Mais c’est vrai que ce jour là, c’est Marie qui a dit : JE VEUX PARTIR ! ( au public) J’adore ça. Les embêter. Faire ma petite peste. Faut dire, elles l’ont bien cherché . ( Elle s’enfuit)

 

Marie recommence a jouer du violoncelle,(ou…) avec énergie.

 

Marie : J’ai dit, j’en ai marre, je veux partir, je veux vivre la vraie vie sur les routes, comme Jack Kerouac, je veux quitter cette ville, et alors Naomi a dit,

 

(Naomi entre) 

 

Naomi :  Tu ne vas quand même pas faire une fugue ?

 

 

Stella: Ta mère te tue  carrément si tu fais ça

 

Naomi : Si quelqu’un d’autre ne s’en est pas déjà chargé. Les routes sont pleines de psychopathes.

 

Marie : Naomi, tu as peur de tout !

 

Naomi : Ta mère est sympa, ça n’a pas de sens de la faire s’inquiéter pour rien

 

Marie (au public) Et c’est vrai que j’aime trop ma mère pour avoir envie de l’angoisser pour rien, mais vraiment ce jour là j’en avais assez, je voulais juste partir, et alors Yasmine a dit

 

Yasmine entre

 

Yasmine : Avec quel argent ? Tu as de l’argent ?

 

Marie. Pas besoin d’argent

 

Yasmine : C’est ça, oui. On voit bien que tu n’en as jamais manqué.

 

Marie : Comme si on était riches à la maison.

 

Yasmine : J’ai pas dit ça

 

Marie : Un salaire, un chômage  et deux gamins.

 

Yasmine  Chez moi c’est un salaire et quatre gamins.

 

Lila : Bon, vous arrêtez, vous deux ? On est pas en train de faire un concours de malheurs. Vous voulez que je m’y mette aussi ?

 

Naomi : Je me disais, partir comme ça, non, mais peut être que si on partait toutes ensemble…

 

Stella entre

 

Stella : Et moi aussi ?

 

Les 4 autres : TU ES TROP JEUNE !

 

Stella : Je ne peux pas vous acheter de kebabs si vous ne me donnez pas d’argent.

 

Lila: Dégage!

 

Naomi: Vous m’empêchez de réfléchir!

 

Marie: Tu veux dire, si on partait ensemble? On est trop jeunes

 

Stella: Chacun son tour! Ca vous apprendra.

 

Naomi: Ma sœur viendrait peut être.

 

Marie: Ta sœur, sur la route?

 

Naomi: Ma sœur, elle a l’habitude des camps de scouts. C’est pas quatre filles qui vont lui faire peur.

 

Stella : Cinq !

 

Lila: On verra

 

Marie: Un camp de scouts, c’est pas exactement comme ça que je voyais mon départ sur la route comme Jack Kerouac.

 

Stella : Carrément

 

Naomi: Mais c’est mieux que rien.

 

Yasmine: Ce qui ne résout pas le problème de l’argent.

 

 Lila: On n’a qu’a jouer une pièce.

 

Yasmine: Une pièce?

 

Lila : De théâtre ! Un spectacle ! Et on fait payer le public. Et on gagne plein d’argent. Et on part en vacances avec.

 

Naomi : Quelle pièce ? Qui va l’écrire ?

 

Lila : Toi, moi, nous toutes ! On en est capables, non ?

 

Naomi: Et on répèterait où ?

 

Lila : A la salle polyvalente ! Il y a des tas de jours où elle ne sert pas. Je suis sûre qu’ils nous la prêteront !

 

Marie : Monsieur le maire, il faut soutenir les créations artistiques des jeunes ! C’est par l’art que nous sauverons la jeunesse de la rue et de la délinquance !

 

Yasmine : Marie, tu es parfaite, tu es désignée d’office pour aller demander l’autorisation à la mairie !

 

Marie, Oui ,bon, j’espère qu’à la mairie, ils ne me jugeront pas comme au collège !

 

Toutes sortent en parlant avec enthousiasme et très bruyamment, sauf Marie qui reprend son morceau au violoncelle

 

Marie ( au public) Et voilà. C’est comme ça que tout a commencé. Et la semaine suivante on s’est retrouvées toutes les cinq, parce que Stella, la sœur de Lila, c’est assez difficile de s’en débarrasser, dans une salle qui ressemblait pas mal à celle-ci, sauf qu’il n’y avait personne là où vous êtes assis, et qu’on ne savait pas du tout, mais alors pas du tout par quel bout attaquer cette histoire de spectacle.

 

Quatre notes rapides, et hop, elle sort à son tour.

 

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Scène 2

 

Espace indéterminé ; la rue, peut-être. Adrien( Frère de Naomi), Logan, David

 

Adrien : C’est quoi ce bazar ? Tu devais acheter les billets.

 

Logan : J’allais le faire

 

Adrien : Qu’est ce que ça veut dire « j’allais le faire » ? Tu l’as fait ou tu ne l’as pas fait ?

 

David :  T’as pas perdu l’argent au moins ?

 

Logan : Non, c’est à dire…………………..

 

Adrien : Attends, tu ne vas pas me dire que…

 

Logan : Ben si. Le plan n’a pas marché.

 

David : Quel plan ?

 

Logan : Un gars que je connais…

 

Adrien : Toi et tes plans bidon

 

David : Y a plus de billets en vente normale, qu’est ce que tu voulais que je fasse ?

 

Adrien : Bon, tant pis, rends nous le blé.

 

Logan : Je ne l’ai plus, mais…

 

David : Comment ça tu ne l’as plus ?

 

Logan : Il ne me l’a pas rendu.

 

Adrien, David : Tu l’as laissé partir avec l’argent ?

 

Logan : Ben oui

 

David :Qu’est ce qu’il y a ? C’est une grosse brute ton pote ?

 

Logan : Un peu, oui, mais…

 

Adrien : Quoi ?

 

Logan : Je lui dois de l’argent

 

David : Beaucoup d’argent ?

 

Logan : Pas mal.

 

Adrien : Attends, Logan. Tu ferais aussi bien de tout nous dire.

 

David : Au point où tu en es….

 

Logan : C’est  Manon

 

Adrien : Quoi, Manon ?

 

Logan : Ben c’est une fille, quoi.

 

Adrien : Pas de doute

 

David : Et même une belle fille

 

Adrien : Et alors ? Tu ne vas quand même pas me dire qu’elle te rackette ?

 

( rires)

 

Logan : Non, c’est moi.

 

David : Adrien : Docteur Jeckyll et Mister Hyde, c’est ça ?

 

Logan : Non, eux je ne les connais pas.

 

David : C’est sans espoir, je pense

 

Logan :  Ah mais non, pas moyen, on va le récupérer ce fric

 

Adrien : C’est toi qui es un cas désespéré, Logan.

 

Logan : Bon, vous arrêtez de me traquer ? C’est vrai que je fais des erreurs..

 

David : Des erreurs ?

 

Logan : Oui, bon…..D’accord. Des boulettes grosses comme la porte d’Aix. Comme le stade vélodrome. Comme le vieux port et Euroméditerranée.  Mais c’est que j’y tiens, à Manon. J’ai pas envie qu’elle parte.

 

Adrien : Logan, tu ne voudrais pas arrêter de croire que les filles ont juste envie qu’on dépense de l’argent pour elle ?

 

Logan : Les belles filles, si.

 

Adrien : Ma sœur, elle dit….

 

Logan : C’est pas une fille, c’est ta sœur

 

Adrien : Merci pour elle

 

Logan : Je me comprends

 

Adrien : Les  filles, belles ou pas, elles sont aussi capables  de s’assumer, pas besoin que tu le fasses pour elles. Si elle t’aime, Manon, elle aime le Logan musicien, le Logan qui la fait rire, le Logan…

 

David : …..qui  rapporte les tickets pour le match quand il dit qu’il va le faire et qui ne se fait pas arnaquer à la première occasion !

 

( Ils sortent en pseudo bagarre)

 

 

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