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Toujours j'ai écrit. Je crois. Mais jamais montré. Jusqu'a un temps assez récent,enfin pour moi récent, une dizaine d'années. Pensais pas que.
Puis bon, les hasards, tout ça. Les rencontres. Alors je continue. De plus belle.Les rencontres et l'écriture.Tout ce que j'aime.
Alors voilà: c'est des mots, du théâtre, des poèmes, des chansonnettes, des histoires, tout mêlé parfois. Ou plus linéaire. Des mots qui
appellent des musiques. Ou des couleurs jetées là. Je cherche. Parfois des personnages. Parfois autre chose. Mais les mots et les rencontres, ça oui. Et les
passerelles.Toujours.
|
personnage |
âge |
MarieLila Stella Naomi Elsa Yasmine |
15 15 12 15 15 16 |
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Scène vide. Pas de décor. Marie, seule.
Marie joue du violoncelle et parle en alternance
Marie : (au public)
Alors voilà, c’est comme ça que tout a commencé.
Un jour pourri.
(musique)
Le genre de jour où tu te lèves le matin et tu sais déjà que ça va être un jour pourri.
Le genre de jour ou tu vires le réveil et tu te rendors et ta mère crie et déproche que tu es en retard comme si tu ne le savais pas déjà.
Y a plus de céréales et tu manges du vieux pain pourri et tu fais une tache de chocolat sur ton t-shirt au moment de partir et tous les autres sont au lavage.
Alors tu découpe la tache à grands coups de ciseaux parce qu’au moins, avec une épingle à nourrice ou un coup d’agrafeuse, ça fait style.
voix de la mère de Marie : Marie ! QU’EST CE QUE TU A FAIT AVEC TON T SHIRT ?
Marie : Vous voyez c’que je veux dire ?
( musique)
Marie :
La prof refuse de t’accepter en cours
Elle te demande d’aller chercher un mot au bureau de la CPE
Tu sais que ça va encore abusativer sur ton dos
La CPE n’est pas là, il y a juste ces deux surveillantes qui se croient les reines du monde et disent que la prochaine fois tu seras collée et que de toute façon tu t’habilles comme une…..
(Lila entre)
Lila : Marie !............., à qui tu parles, là ?
Marie : Je raconte
Lila : Tu racontes quoi ?
Marie : Comment ça a commencé
Lila : Mais à qui ?
Marie : A eux, là
Lila : Je ne vois personne
Marie : T’inquiète. Je parle seule.
Lila : Ah, bon.
Marie : Je raconte le jour ou tu as eu l’idée du spectacle.
Lila : J’ai eu l’idée du spectacle parce que tu as eu l’idée du voyage.
Marie : D’accord, bon, j’allais y arriver justement.
Lila : Et la musique , c’est pour…. ?
Marie : La musique, c’est parce que je passe une audition demain, et que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout au point.
Lila : Bon, d’accord, je ne te dérange plus.
Lila se met à danser dans son coin, comme quelqu’un qui serait en train de s’entraîner ou de chercher une chorégraphie.
Marie : Enfin, voilà, ça a commencé ce jour pourri. Convoquée par le proviseur adjoint parce que les deux pionnes mes deux anges gardiens avaient dit que je m’habillais comme une..
Lila : Je te dérange, là ?
Marie : Assez, oui.
Lila : Les autres ne vont pas tarder. Si tu dois raconter, faudrait te dépêcher.
Marie : Justement, oui.
Lila : Oh, ça va.
Marie : Enfin, bon…au fur et à mesure que les heures pourries de cette journée pourrie s’écoulaient, il y avait une idée d’abord toute petite, toute minuscule, qui commençait à germer dans ma tête, puis à grandir, grandir, jusqu’à prendre toute la place et me valoir un zéro de plus pour inattention, mais là je m’en moquais bien, parce que ma petite idée valait tous les zéros du monde, et cette idée c’était
Stella entre, s’arrête.
Stella : JE VEUX PARTIR
Lila et Marie, sans la regarder : TU ES TROP JEUNE !
Stella : Et voilà, c’est toujours pareil . Je suis toujours trop jeune. Ce jour là aussi elles m’ont toutes dit « tu es trop jeune » Même ma sœur ( montre Lila) . Surtout ma sœur.
Lila et Marie : Quel jour ?
Stella : Le jour ou tout a commencé. C’est bien de ça que vous parlez, non ?
Lila : Stella, si tu étais gentille tu irais nous acheter des kebabs.
Stella : C’est ça, je suis juste bonne à faire les courses.
Marie : Stella, il faut que je finisse cette histoire.
Stella : Parce que moi, bien sûr, je ne serais pas capable… Marie, vraiment tu t’habilles comme une..
Stella : .comme une artiste. C’est toujours original, ce que tu portes. Quand je serai grande je veux être comme toi. ( elle sort puis rentre aussitôt) …. Mais c’est vrai que ce jour là, c’est Marie qui a dit : JE VEUX PARTIR ! ( au public) J’adore ça. Les embêter. Faire ma petite peste. Faut dire, elles l’ont bien cherché . ( Elle s’enfuit)
Marie recommence a jouer du violoncelle, avec énergie.
Marie : J’ai dit, j’en ai marre, je veux partir, je veux vivre la vraie vie sur les routes, comme Jack Kerouac, je veux quitter cette ville, et alors Naomi a dit,
(Naomi entre)
Naomi : Tu ne vas quand même pas faire une fugue ?
Marie : Et Elsa a dit
( Elsa entre)
Elsa : Ta mère te tue si tu fais ça
Naomi : Si quelqu’un d’autre ne s’en est pas déjà chargé. Les routes sont pleines de psychopathes.
Marie : Naomi, tu as peur de tout !
Naomi : Ta mère est sympa, ça n’a pas de sens de la faire s’inquiéter pour rien
Marie (au public) Et c’est vrai que j’aime trop ma mère pour avoir envie de l’angoisser pour rien, mais vraiment ce jour là j’en avais assez, je voulais juste partir, et alors Yasmine a dit
Yasmine : Avec quel argent ? Tu as de l’argent ?
Marie. Pas besoin d’argent
Yasmine : C’est ça, oui. On voit bien que tu n’en as jamais manqué.
Marie : Comme si on était riches à la maison.
Yasmine : J’ai pas dit ça
Marie : Un salaire, un chômage et deux gamins.
Yasmine Chez moi c’est un salaire et quatre gamins.
Lila : Bon, vous arrêtez, vous deux ? On est pas en train de faire un concours de malheurs. Vous voulez que je m’y mette aussi ?
Naomi : Je me disais, partir comme ça, non, mais peut être que si on partait toutes ensemble…
Stella : Et moi aussi ?
Les 5 autres : TU ES TROP JEUNE !
Stella : Je ne peux pas vous acheter de kebabs si vous ne me donnez pas d’argent.
Lila: Dégage!
Naomi: Vous m’empêchez de réfléchir!
Marie: Tu veux dire, si on partait ensemble? On est trop jeunes
Stella: Chacun son tour! Ca vous apprendra.
Naomi: Ma sœur viendrait peut être.
Marie: Ta sœur, sur la route?
Naomi: Ma sœur, elle a l’habitude des camps de scouts. C’est pas cinq filles qui vont lui faire peur.
Stella : Six!
Lila: On verra
Marie: Un camp de scouts, c’est pas exactement comme ça que je voyais mon départ sur la route comme Jack Kerouac.
Naomi: Mais c’est mieux que rien.
Yasmine: Ce qui ne résout pas le problème de l’argent.
Lila: On n’a qu’a jouer une pièce.
Yasmine: Une pièce?
Lila : De théâtre ! Un spectacle ! Et on fait payer le public. Et on gagne plein d’argent. Et on part en vacances avec.
Elsa : Quelle pièce ? Qui va l’écrire ?
Lila : Toi, moi, nous toutes ! On en est capables, non ?
Elsa : Et on répèterait où ?
Lila : A la salle polyvalente ! Il y a des tas de jours où elle ne sert pas. Je suis sûre qu’ils nous la prêteront !
Marie : Monsieur le maire, il faut soutenir les créations artistiques des jeunes ! C’est par l’art que nous sauverons la jeunesse de la rue et de la délinquance !
Yasmine : Marie, tu es parfaite,tu es désignée d’office pour aller demander l’autorisation à la mairie !
Marie, oui ,bon, j’espère qu’à la mairie, ils ne me jugeront pas comme au collège !
Toutes sortent en parlant avec enthousiasme et très bruyamment, sauf Marie qui reprend son morceau au violoncelle
Marie ( au public) Et voilà. C’est comme ça que tout a commencé. Et la semaine suivante on s’est retrouvées toutes les six, parce que Stella, la sœur de Lila, c’est assez difficile de s’en débarrasser, dans une salle qui ressemblait pas mal à celle-ci, sauf qu’il n’y avait personne là où vous êtes assis, et qu’on ne savait pas du tout, mais alors pas du tout par quel bout attaquer cette histoire de spectacle.
Quatre notes rapides, et hop, elle sort à son tour.
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extrait de:
Huit en scène
Stella ( est ou paraît plus jeune que les autres filles)
Yasmine
Adrien
David
Logan
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Scène vide. Pas de décor. Marie, seule.
Marie joue d’un instrument de musique( ou s’entraîne à chanter ou à des katas d’arts martiaux ou…) et parle en alternance
Marie : (au public)
Alors voilà, c’est comme ça que tout a commencé.
Un jour pourri.
(musique)
Le genre de jour où tu te lèves le matin et tu sais déjà que ça va être un jour pourri.
Le genre de jour ou tu vires le réveil et tu te rendors et ta mère crie et déproche que tu es en retard comme si tu ne le savais pas déjà.
Y a plus de céréales et tu manges du vieux pain pourri et tu fais une tache de chocolat sur ton t-shirt au moment de partir et tous les autres sont au lavage.
Alors tu découpe la tache à grands coups de ciseaux parce qu’au moins, avec une épingle à nourrice ou un coup d’agrafeuse, ça fait style.
voix de la mère de Marie : Marie ! QU’EST CE QUE TU A FAIT AVEC TON T SHIRT ?
Marie : Vous voyez c’que je veux dire ?
( musique)
Marie :
La prof refuse de t’accepter en cours
Elle te demande d’aller chercher un mot au bureau de la CPE
Tu sais que ça va encore abusativer sur ton dos
La CPE n’est pas là, il y a juste ces deux surveillantes qui se croient les reines du monde et disent que la prochaine fois tu seras collée et que de toute façon tu t’habilles comme une…..
(Lila entre)
Lila : Marie !............., à qui tu parles, là ?
Marie : Je raconte
Lila : Tu racontes quoi ?
Marie : Comment ça a commencé
Lila : Mais à qui ?
Marie : A eux, là
Lila : Je ne vois personne
Marie : T’inquiète. Je parle seule.
Lila : Ah, bon.
Marie : Je raconte le jour ou tu as eu l’idée du spectacle.
Lila : J’ai eu l’idée du spectacle parce que tu as eu l’idée du voyage.
Marie : D’accord, bon, j’allais y arriver justement.
Lila : Et la musique ( le chant/les katas…), c’est pour…. ?
Marie : La musique, c’est parce que je passe une audition demain ( parce que j’ai une compet demain ), et que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout au point.
Lila : Bon, d’accord, je ne te dérange plus.
Lila se met à danser dans son coin, comme quelqu’un qui serait en train de s’entraîner ou de chercher une chorégraphie.
Marie : Enfin, voilà, ça a commencé ce jour pourri. Convoquée par le proviseur adjoint parce que les deux pionnes mes deux anges gardiens avaient dit que je m’habillais comme une….
Lila : Je te dérange, là ?
Marie : Assez, oui.
Lila : Les autres ne vont pas tarder. Si tu dois raconter, faudrait te dépêcher.
Marie : Justement, oui.
Lila : Oh, ça va.
Marie : Enfin, bon…au fur et à mesure que les heures pourries de cette journée pourrie s’écoulaient, il y avait une idée d’abord toute petite, toute minuscule, qui commençait à germer dans ma tête, puis à grandir, grandir, jusqu’à prendre toute la place et me valoir un zéro de plus pour inattention, mais là je m’en moquais bien, parce que ma petite idée valait tous les zéros du monde, et cette idée c’était
Stella entre, s’arrête.
Stella : JE VEUX PARTIR
Lila et Marie, sans la regarder : TU ES TROP JEUNE !
Stella : Et voilà, c’est toujours pareil . Je suis toujours trop jeune. Ce jour là aussi elles m’ont toutes dit « tu es trop jeune » Même ma sœur ( montre Lila) . Surtout ma sœur.
Lila et Marie : Quel jour ?
Stella : Le jour ou tout a commencé. C’est bien de ça que vous parlez, non ?
Lila : Stella, si tu étais gentille tu irais nous acheter des kebabs.
Stella : C’est ça, je suis juste bonne à faire les courses.
Marie : Stella, il faut que je finisse cette histoire.
Stella : Parce que moi, bien sûr, je ne serais pas capable… Marie, vraiment tu t’habilles comme une..
Stella : .comme une artiste. C’est toujours original, ce que tu portes. Quand je serai grande je veux être comme toi. ( elle sort puis rentre aussitôt) …. Mais c’est vrai que ce jour là, c’est Marie qui a dit : JE VEUX PARTIR ! ( au public) J’adore ça. Les embêter. Faire ma petite peste. Faut dire, elles l’ont bien cherché . ( Elle s’enfuit)
Marie recommence a jouer du violoncelle,(ou…) avec énergie.
Marie : J’ai dit, j’en ai marre, je veux partir, je veux vivre la vraie vie sur les routes, comme Jack Kerouac, je veux quitter cette ville, et alors Naomi a dit,
(Naomi entre)
Naomi : Tu ne vas quand même pas faire une fugue ?
Stella: Ta mère te tue carrément si tu fais ça
Naomi : Si quelqu’un d’autre ne s’en est pas déjà chargé. Les routes sont pleines de psychopathes.
Marie : Naomi, tu as peur de tout !
Naomi : Ta mère est sympa, ça n’a pas de sens de la faire s’inquiéter pour rien
Marie (au public) Et c’est vrai que j’aime trop ma mère pour avoir envie de l’angoisser pour rien, mais vraiment ce jour là j’en avais assez, je voulais juste partir, et alors Yasmine a dit
Yasmine : Avec quel argent ? Tu as de l’argent ?
Marie. Pas besoin d’argent
Yasmine : C’est ça, oui. On voit bien que tu n’en as jamais manqué.
Marie : Comme si on était riches à la maison.
Yasmine : J’ai pas dit ça
Marie : Un salaire, un chômage et deux gamins.
Yasmine Chez moi c’est un salaire et quatre gamins.
Lila : Bon, vous arrêtez, vous deux ? On est pas en train de faire un concours de malheurs. Vous voulez que je m’y mette aussi ?
Naomi : Je me disais, partir comme ça, non, mais peut être que si on partait toutes ensemble…
Stella : Et moi aussi ?
Les 4 autres : TU ES TROP JEUNE !
Stella : Je ne peux pas vous acheter de kebabs si vous ne me donnez pas d’argent.
Lila: Dégage!
Naomi: Vous m’empêchez de réfléchir!
Marie: Tu veux dire, si on partait ensemble? On est trop jeunes
Stella: Chacun son tour! Ca vous apprendra.
Naomi: Ma sœur viendrait peut être.
Marie: Ta sœur, sur la route?
Naomi: Ma sœur, elle a l’habitude des camps de scouts. C’est pas quatre filles qui vont lui faire peur.
Stella : Cinq !
Lila: On verra
Marie: Un camp de scouts, c’est pas exactement comme ça que je voyais mon départ sur la route comme Jack Kerouac.
Stella : Carrément
Naomi: Mais c’est mieux que rien.
Yasmine: Ce qui ne résout pas le problème de l’argent.
Lila: On n’a qu’a jouer une pièce.
Yasmine: Une pièce?
Lila : De théâtre ! Un spectacle ! Et on fait payer le public. Et on gagne plein d’argent. Et on part en vacances avec.
Naomi : Quelle pièce ? Qui va l’écrire ?
Lila : Toi, moi, nous toutes ! On en est capables, non ?
Naomi: Et on répèterait où ?
Lila : A la salle polyvalente ! Il y a des tas de jours où elle ne sert pas. Je suis sûre qu’ils nous la prêteront !
Marie : Monsieur le maire, il faut soutenir les créations artistiques des jeunes ! C’est par l’art que nous sauverons la jeunesse de la rue et de la délinquance !
Yasmine : Marie, tu es parfaite, tu es désignée d’office pour aller demander l’autorisation à la mairie !
Marie, Oui ,bon, j’espère qu’à la mairie, ils ne me jugeront pas comme au collège !
Toutes sortent en parlant avec enthousiasme et très bruyamment, sauf Marie qui reprend son morceau au violoncelle
Marie ( au public) Et voilà. C’est comme ça que tout a commencé. Et la semaine suivante on s’est retrouvées toutes les cinq, parce que Stella, la sœur de Lila, c’est assez difficile de s’en débarrasser, dans une salle qui ressemblait pas mal à celle-ci, sauf qu’il n’y avait personne là où vous êtes assis, et qu’on ne savait pas du tout, mais alors pas du tout par quel bout attaquer cette histoire de spectacle.
Quatre notes rapides, et hop, elle sort à son tour.
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Scène 2
Espace indéterminé ; la rue, peut-être. Adrien( Frère de Naomi), Logan, David
Adrien : C’est quoi ce bazar ? Tu devais acheter les billets.
Logan : J’allais le faire
Adrien : Qu’est ce que ça veut dire « j’allais le faire » ? Tu l’as fait ou tu ne l’as pas fait ?
David : T’as pas perdu l’argent au moins ?
Logan : Non, c’est à dire…………………..
Adrien : Attends, tu ne vas pas me dire que…
Logan : Ben si. Le plan n’a pas marché.
David : Quel plan ?
Logan : Un gars que je connais…
Adrien : Toi et tes plans bidon
David : Y a plus de billets en vente normale, qu’est ce que tu voulais que je fasse ?
Adrien : Bon, tant pis, rends nous le blé.
Logan : Je ne l’ai plus, mais…
David : Comment ça tu ne l’as plus ?
Logan : Il ne me l’a pas rendu.
Adrien, David : Tu l’as laissé partir avec l’argent ?
Logan : Ben oui
David :Qu’est ce qu’il y a ? C’est une grosse brute ton pote ?
Logan : Un peu, oui, mais…
Adrien : Quoi ?
Logan : Je lui dois de l’argent
David : Beaucoup d’argent ?
Logan : Pas mal.
Adrien : Attends, Logan. Tu ferais aussi bien de tout nous dire.
David : Au point où tu en es….
Logan : C’est Manon
Adrien : Quoi, Manon ?
Logan : Ben c’est une fille, quoi.
Adrien : Pas de doute
David : Et même une belle fille
Adrien : Et alors ? Tu ne vas quand même pas me dire qu’elle te rackette ?
( rires)
Logan : Non, c’est moi.
David : Adrien : Docteur Jeckyll et Mister Hyde, c’est ça ?
Logan : Non, eux je ne les connais pas.
David : C’est sans espoir, je pense
Logan : Ah mais non, pas moyen, on va le récupérer ce fric
Adrien : C’est toi qui es un cas désespéré, Logan.
Logan : Bon, vous arrêtez de me traquer ? C’est vrai que je fais des erreurs..
David : Des erreurs ?
Logan : Oui, bon…..D’accord. Des boulettes grosses comme la porte d’Aix. Comme le stade vélodrome. Comme le vieux port et Euroméditerranée. Mais c’est que j’y tiens, à Manon. J’ai pas envie qu’elle parte.
Adrien : Logan, tu ne voudrais pas arrêter de croire que les filles ont juste envie qu’on dépense de l’argent pour elle ?
Logan : Les belles filles, si.
Adrien : Ma sœur, elle dit….
Logan : C’est pas une fille, c’est ta sœur
Adrien : Merci pour elle
Logan : Je me comprends
Adrien : Les filles, belles ou pas, elles sont aussi capables de s’assumer, pas besoin que tu le fasses pour elles. Si elle t’aime, Manon, elle aime le Logan musicien, le Logan qui la fait rire, le Logan…
David : …..qui rapporte les tickets pour le match quand il dit qu’il va le faire et qui ne se fait pas arnaquer à la première occasion !
( Ils sortent en pseudo bagarre)