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  • : Le blog de danielle vioux
  • Le blog de danielle vioux
  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée, Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 18:28

Une aventure de Magda détective


Assise dans un vieux fauteuil de cuir défraîchi, Magda regardait le vieil homme allongé inerte sur le lit, vêtu d’un costume anthracite dans lequel il flottait un peu. Elle n’éprouvait aucune tristesse, malgré l’affection qu’elle lui portait, car il avait quatre-vingt-seize ans et avait eu somme toute une bonne vie, pleine d’amis, d’amours, d’engagements divers, de musique et de bons repas partagés. Son visage pâli était paisible et même presque malicieux, comme s’il avait fait une bonne blague. Magda le regardait pensive. Il essayait de lui dire quelque chose, mais quoi ?

Quelques jours plus tôt, le vieil homme lui avait téléphoné. Il ne se sentait pas très bien et souhaitait lui confier un secret. Cela avait à voir avec la famille, apparemment, la nièce qui le gardait et son mari, ainsi qu’avec une autre nièce qui semblait attendre avec hâte sa disparition. 


Le vieux Siméon avait malheureusement enterré sa femme Claudie trente ans plus tôt et le couple n’avait pas eu d’enfants. Ses deux héritières étaient ses deux nièces, Sophie la fille de son défunt frère Albert, qui logeait chez lui avec son mari Jacques depuis huit ans afin de s’occuper de lui, et Marina, la fille de son frère Raoul, qui dépensait joyeusement l’héritage de ses parents et tentait depuis longtemps de persuader le grand-oncle de lui céder la maison en viager et de partir en maison de retraite...

 

Magda se souvenait des soirées d’autrefois avec Siméon et ses amis, des gens de tous âges , extravagants, colorés, fraternels. Avec eux elle se sentait adoptée et  protégée. Ils s’intéressaient à elle et lui parlaient comme à une adulte, alors que pour ses parents elle n’était qu’une gamine dont les opinions importaient peu. Chez Siméon, la vie était une aventure permanente. On ne savait jamais si la soirée se terminerait en jam session improvisée, en sortie nocturne pour installer du land art aux alentours de la maison, ou en collage d’affiches révolutionnaires sur les murs du centre ville . Plus tard, Magda avait continué à rendre visite au vieil homme chaque fois qu’elle revenait voir ses parents. Les amis des fêtes de jadis disparaissaient un à un, mais la maison gardait comme un écho généreux de leurs voix et de leurs rires. C’était avant que Sophie vienne s’installer chez lui, quand il était apparu évident qu’il ne pouvait plus vivre seul. Sophie et son mari étaient des gens généreux mais le mari de Sophie aimait le calme. Finies les fêtes, les amis, les amours. Heureusement, Valentin, le fils de Sophie et  Jacques, s’était mis à la musique, et jouait jeux interdits avec bonne humeur et détermination à la guitare tandis que son grand-oncle l’accompagnait d'une oreille indulgente au saxophone. Un gamin sympa, Valentin. Qu’était-il devenu ?

 

Mais voici que Magda se ressaisit. Fini les rêveries. Reprenons. Siméon est mort avant de révéler son secret. Sophie dit qu’il y a un testament qui stipule que la maison lui revient puisqu’elle s’est occupée de lui , tandis que Marina clame qu’il y a un autre testament qui lui donne la maison à elle seule, puisque Sophie et Jacques en possèdent une autre où ils vivaient avant. « Mais où est le saxophone ? » se demande Magda. Jacques veut le vendre mais Sophie dit que si Valentin le veut, ce sera un souvenir de son grand-oncle. Magda sursaute. Sophie entre, justement. « Au fait, dit-elle, je ne sais pas pourquoi mais mon oncle avait toujours dit que si vous veniez, il faudrait vous faire écouter ça » . Et elle met un CD dans le lecteur. Un frisson hérisse la peau de Magda, tandis qu’à travers la voix de la chanteuse, Siméon semble s’adresser à elle. « je vous laisse écouter », dit Sophie, et elle sort.

 

« A fleur de mots je me balance
et lance un message à la mer
mon talisman, mon jour de chance
je t’invite , entre dans la danse,
le printemps vient après l’hiver »

 

Une vieille chanson que Magda aimait écouter quand elle venait chez Siméon . Une rengaine un peu sucrée sur laquelle aimaient improviser tous ces musiciens fous qui peuplaient la maison ; « Ca ne m’avance pas beaucoup » pense Magda. « Qu’est ce que tu veux, Siméon ? Que je danse autour de ton lit de mort ? » Puis elle se reprend. Une rengaine « sucrée » ? Bien sûr ! Il s’agit de ce tour de « magie » que Siméon lui faisait autrefois. Elle cherche des yeux le bocal de sucres enveloppés de papier que Siméon a toujours récupérés dans les cafés. Il est là, sur l’étagère. Le papier de deux des sucres n’a pas été recollé. Un verre d’eau à présent. Juste pour le plaisir car Magda peut déjà lire les mots sur les morceaux. Le sucre tombe dans le verre et les mots affleurent à la surface de l’eau peu à peu. " arbre"  et "cabane" .  Valentin entre. Magda reconnaît les yeux et sourire de l’enfant sur le visage de l’adulte. « Viens, dit elle. J’ai quelque chose d’important à te montrer ». Ils sortent tous deux devant les yeux ébahis de Sophie et de Jacques. En route pour le petit bois derrière la maison, leurs mains se cherchent et se trouvent en un mouvement libre et naturel.

 

Dans la cabane en haut de l’arbre il y a un paquet et le dernier testament de Siméon qui partage sa propriété entre ses deux nièces, car, dit-il, « dans sa vie il n’a jamais pu choisir entre la cigale et la fourmi », et lègue « la boite du saxophone avec tout ce qu’il y a dedans » à son petit-neveu Valentin. Dans la boite, il y a le saxophone , mais aussi des gros rouleaux de billets comme si le grand-oncle avait dévalisé une banque avant de mourir, et un billet d’avion pour deux personnes pour Salvador da Bahia, Brésil. Valentin regarde Magda. Il dit : « Autrefois tu étais trop grande pour que j’ose … » . Elle sourit : « C’est d’accord, . Je n’ai rien de prévu pour les mois à venir. Mais la guitare?…». Il dit : « J’ai appris le saxophone aussi . Une fois qu’on a commencé…»

 

« A fleur de mots je me balance
et lance un message à la mer
mon talisman, mon jour de chance
je t’invite , entre dans la danse,
le printemps vient après l’hiver ….»

 

Dans le petit bois retentit la mélodie et c’est Magda qui chante, la voix un peu serrée à cause de l’émotion, mais assez juste, et avec la certitude que ce cadeau est à cueillir et savourer comme il le mérite, c’est à dire avec passion et folie. Là bas, dans la grande maison, sur son lit, le vieux Siméon semble toujours sourire.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 23:35



Superbe affiche créée par Maël Galland pour une des lectures du théâtre des 1001 portes sur des textes que j'avais écrits pour un travail avec Rodia Bayginot. Je fais cette lecture avec la voix et l'acordéon de Jade Ross. Maël avait déja fait l'affiche de "Lili du marquis" il y a quelques années ainsi qu'une affiche pour "Une nuit des rois" montée au lycée  peu après. J'aime l'affiche d'autour du végétal" parce qu'elle ne cherche  pas à illustrer mais nous emmène bien plus loin encore...
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:52



Les feuilles mortes

 

Les feuilles mortes

Ne font plus recette

Dans les dessins d’écoliers

 

Les feuilles mortes

Font pour le mieux

Dans ce monde moderne

Mais parfois

La colère les prend

 

Les feuilles mortes

N’aiment pas les bottes des enfants

Le cambouis des motos

Les emballages plastiques

Les mégots mal éteints

Tu parles d’une vie

 

Les feuilles mortes

Aimeraient bien dé-mourir

Juste un instant

Sentir la sève

A nouveau

Dans leurs nervures engourdies

 

Les feuilles mortes

En ont un peu marre des poèmes

Bla bla bla l’automne et tout ça

Les montagnes qui rougeoient

Et la douce mélancolie

 Et la sagesse et gnan gnan gnan

Elles voudraient bien

Une vraie histoire d’amour

Torride

 

Les feuilles mortes

Rêvent d’un futur

 

Les feuilles mortes

Le restent

 







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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:06


J'ai plus acheté que vendu! Mais j'ai fait de belles rencontres.
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 22:50


Eric-Emmanuel Schmitt n'est pas encore venu sur ce blog
autant que je sache
mais comme il signe beaucoup de livres en Amérique du nord
( je sais ça parce que je suis allée sur le sien)
il n'a pas trop le temps je pense

et d'ailleurs
Koltès et Lagarce ne sont pas venus
et c'est trop tard
voilà c'est toujours comme ça

Bond n'est pas venu mais je crains, s'il vient
Qu'il y ait un énorme malentendu comme cette fois-là à Avignon
et que ça me rende vraiment triste

Des tas de gens ne sont pas  encore venus
Chéreau, Dominique Blanc, Jouanneau, et bien d'autres
dommage

mais vous, vous êtes là, alors
bonjour
et bienvenue
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 22:30




Je serai présente dimanche prochain 18 octobre au Salon du livre de St Victoret ( cliquer sur le lien).

Pour en savoir plus sur St Victoret c'est ici

Pour situer la ville sur une carte c'est ici
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:05
La consigne était de partir d'une photo de Pandora , "Bac de noeuds"




pardon à "Kline", l'auteur et inventeur de Magda détective, pour cet emprunt......quand j'étais petite, je lisais les aventures de Magda et je l'aimais bien car elle était tout sauf potiche...j'avais en fait assez peu de souvenirs de ses aventures mais plutôt du personnage, et elle est revenue plusieurs fois habiter mes histoires. Pour illustrer cet article, je suis allée chercher Magda dans les méandres du web et la voici, assez américaine ma fois... La mienne s'est orientalisée un peu.





Une aventure de Magda détective

 

Soudain, Magda éprouve le besoin de s’asseoir, là, tout de suite. Une fatigue la prend, lui encotonne les jambes, lui brouille la tête. Allons, il ne manquait plus que ça. Deux mois d’enquête pour rien. Le client s’impatiente. Et la voilà malade. Une femme s’approche, lui parle,  sa voix résonne  comme en une immense cathédrale. « Je vais bien, dit Magda. Juste un petit malaise. » Le sol s’approche de son visage et elle ne peut que le laisser venir à elle en s’excusant. Pardon, pardon. Puis, plus rien. Le noir. L’absence.

 

Ensuite, il y a des journées de fièvre au milieu du quartier des lavandières. Allongée sur un châlit ouvert de coussins aux couleurs passées, Magda boit l’eau fraîche et les thés parfumés, puis un jour le bouillon revigorant. Plus tard on lui apporte les fruits cuits au four, et finalement, un vrai repas. Les visages se précisent, femmes-ombres dont les rires en cascades s’abritent derrière des murs blancs. Les hommes sont tous en mer pour des mois. Elles vivent là ensemble dans un quotidien feutré, paisible, souvent joyeux. Le temps s’étire et Magda somnole sur les coussins, boit le thé brûlant, sourit sans comprendre.

 

Un jour une femme s’approche. Elle n’est pas brune et mate comme les autres, mais blonde au teint clair. Elle parle la langue de Magda, mais comme au ralenti, comme si la vie en ce village l’avait rendue déjà autre. Elle tient les mains de Magda et les caresse tandis qu’elle parle. Elle masse les mains de Magda avec des huiles  odorantes et elle raconte.  «  C’est mon mari qui vous envoie, n’est-ce pas ? Il vous a payée pour me retrouver. Il croit que je suis partie avec un amant . Il croit que je suis victime d’un chantage ou que je veux le faire chanter, lui, et que j’ai vidé  le coffre de la maison pour cela seulement. Il se trompe. »

 

Magda pense à son client. Un homme riche et impatient, habitué à être obéi. «  Retrouvez mes bijoux. Si ma femme veut rentrer, qu’elle demande pardon. Si elle ne veut pas, qu’elle aille au diable ». La femme a t elle trouvé le diable ? Pour l’instant, elle sourit  plutôt comme quelqu’un qui a trouvé la paix. « Il n’y a pas d’amant, dit elle. Peut être un jour. Pour l’instant, je suis bien ici, simplement, avec elles. Quant aux bijoux……. » Elle se dirige vers un baquet rempli de linges tordus, torsadés, noués, essorés, à l’autre bout de la pièce à peine meublée ou Magda a dormi tous ces jours passés. Elle soulève le linge et là, au fond, prend les diamants, les cercles d’or, les pierres rouge sang, bleu lagon, jaune comme l’œil du diable ou son mari l’a envoyée. Toujours souriante elle s’approche de Magda, la pare, la décore comme un arbre de Noël. « Gardez ce que vous voudrez, dit-elle. Puis remettez le reste sous le linge, dans la bassine. » Et elle tourne les talons, tandis que Magda se met à rire, à rire, sans pouvoir s’arrêter.



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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:54
   

Apparemment, des navigateurs du web passent assez régulièrement sur ce site ( quoiqu'en modeste quantité)
à la recherche de textes pour leurs ateliers théâtre.Je me suis déja exprimée ici sur les textes "drôles et gratuits"; je voudrais revenir sur le fait que ceux qui lisent un ou plusieurs extraits ainsi que ceux qui ont des demandes assez ciblées
laissent rarement des messages directs. "Je suis passé(e) par ici et j'ai lu quelques textes" n'engage à rien...mais construit un début de discours direct. De même, une qustion posée, du type, " pensez vous qu'un de vos textes conviendrait à un groupe de 26", voire :  "Ecririez vous pour un groupe de 26?" constituerait un début de dialogue....
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 15:28
Consigne : Un dialogue




RUPTURE / RENCONTRE

 

 

Rupture ( 2003)

 

Le hall d’un théâtre avant le spectacle. Bruits de conversation. Anne arrive en courant vers Léo qui attend.

 

Anne : L’étudiante était en retard. Désolée mon Léo-léo

 

Léo : Arrête avec ce nom ridicule.

 

Anne : Personne n’a entendu.

 

Léo : Je déteste me donner en spectacle.

 

Anne : Tu n’es pas à une contradiction près.

 

Léo : Tiens. Ton billet.

 

Anne : J’ai quelque chose à te dire.

 

Léo  : Moi aussi.

 

Anne : La galerie ?

 

Léo : Non. Ce type ne comprend rien .

 

Anne : Tu ne me demandes pas comment s’est passée ma journée ?

 

Léo : Comment s’est passée ta journée ?

 

Anne :J’ai décroché le contrat

 

 Léo : C’est ça ta nouvelle ?

 

Anne ( trop fort)  Non. Ca c’est juste un hors-d’oeuvre.

 

Léo : Tu es tellement théâtrale.

 

Anne : J’ai des émotions, c’est tout.

 

Long silence

 

Anne : Michaël avait de la fièvre

 

Léo : C’est courant chez les enfants

 

Anne : Je sais, c’est mon troisième

 

Léo : J’essayais d’être gentil

 

Anne : Tu vas avoir l’occasion.

 

Léo : Ca veut dire quoi ?

 

Anne : Je suis enceinte

 

Léo : De moi ?

 

Anne : Ca ne mérite même pas de réponse

 

Léo : Tu m’avais dit…

 

Anne : Je sais. Je le croyais moi aussi.

 

Long silence

 

Léo : C’était ça ta nouvelle.

 

Silence

 

 

Anne : Et la tienne ?

 

Léo : Je te quitte.

 

Anne : A cause du bébé ?

 

Léo : Non

 

Anne : Tu cherchais une excuse. Je te connais.

 

Léo : Ne vas surtout pas croire qu’il y a une autre femme.

 

Anne : Tu n’aurais jamais osé s’il n’y avait pas eu de bébé..

 

Léo :  Tu étais si indépendante autrefois.

 

Anne :  Tu t’es occupé de ça.

 

Léo : Je me suis occupé de tes enfants aussi.

 

Silence

 

Anne : J’ai menti. Il n’y a pas de bébé.

 

Elle pleure. Il la regarde. Silence. Il part. Elle entre dans la salle de théâtre.

 

 

II   -Rencontre  (1998)

 

Médiathèque  de petite ville. Préparation d’une expo de Léo. Anne , qui travaille à la médiathèque, a été chargée de l’aider.

 

Léo : Vous, là, les clous.

 

Anne : Mot magique.

 

Léo : Quoi ?

 

Anne : S’il vous plait.

 

Léo : S’il vous plait.

 

Anne : Même Michaël !

 

Léo : Qui ?

 

Anne : Je n’aime pas ce vert.


Léo : A cause du cuivre.

 

Anne : Même.

 

Léo : Tant pis.

 

Anne : Mais le reste, si.

 

Léo : Vos yeux, votre bouche

 

Anne :Quoi ?

 

Léo : J’aime

 

Anne : Agrafeuse, s’il vous plait.

 

Léo : Votre parfum

 

Anne : Merci

 

Léo : Vous n’êtes pas obligée.

 

Anne : Pour l’agrafeuse.

 

Silence. Il   va travailler plus loin.

 

Anne : Un verre, ce soir ?

 

Léo :  Et comme ça, qu’est ce que vous en dites ?

 

Anne : Chez moi ?

 

Léo : C’est bien, non ? L’espace est mieux équilibré

 

Anne :  Vous me plaisez

 

Léo : Excusez moi, je n’entends pas

 

Anne : Dépêchez vous un peu

 

Léo : Il ne viendra personne, c’est sûr

 

Anne : On parie ?

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 15:07




un peu noyée
à la dérive
trop d'mots partout

ça m'laisse pensive
j'perds mes cailloux
j'suis égarée

j'veux du silence
doux comme la peau
pour mieux entendre

où est l'bateau
que j'devais prendre
l'est en partance

un peu perdue
rumeur du monde
où est la clé

j'compte les secondes
coeur affolé
j'cours dans la rue

je veux r'trouver
un ch'min tranquille
le long d'la mer

compter mes billes
puis, nez en l'air
vagabonder





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