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Présentation

  • : Le blog de danielle vioux
  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée, Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.

Recherche

24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:52



Les feuilles mortes

 

Les feuilles mortes

Ne font plus recette

Dans les dessins d’écoliers

 

Les feuilles mortes

Font pour le mieux

Dans ce monde moderne

Mais parfois

La colère les prend

 

Les feuilles mortes

N’aiment pas les bottes des enfants

Le cambouis des motos

Les emballages plastiques

Les mégots mal éteints

Tu parles d’une vie

 

Les feuilles mortes

Aimeraient bien dé-mourir

Juste un instant

Sentir la sève

A nouveau

Dans leurs nervures engourdies

 

Les feuilles mortes

En ont un peu marre des poèmes

Bla bla bla l’automne et tout ça

Les montagnes qui rougeoient

Et la douce mélancolie

 Et la sagesse et gnan gnan gnan

Elles voudraient bien

Une vraie histoire d’amour

Torride

 

Les feuilles mortes

Rêvent d’un futur

 

Les feuilles mortes

Le restent

 







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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:06


J'ai plus acheté que vendu! Mais j'ai fait de belles rencontres.
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:50


Eric-Emmanuel Schmitt n'est pas encore venu sur ce blog
autant que je sache
mais comme il signe beaucoup de livres en Amérique du nord
( je sais ça parce que je suis allée sur le sien)
il n'a pas trop le temps je pense

et d'ailleurs
Koltès et Lagarce ne sont pas venus
et c'est trop tard
voilà c'est toujours comme ça

Bond n'est pas venu mais je crains, s'il vient
Qu'il y ait un énorme malentendu comme cette fois-là à Avignon
et que ça me rende vraiment triste

Des tas de gens ne sont pas  encore venus
Chéreau, Dominique Blanc, Jouanneau, et bien d'autres
dommage

mais vous, vous êtes là, alors
bonjour
et bienvenue
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:30




Je serai présente dimanche prochain 18 octobre au Salon du livre de St Victoret ( cliquer sur le lien).

Pour en savoir plus sur St Victoret c'est ici

Pour situer la ville sur une carte c'est ici
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 22:05
La consigne était de partir d'une photo de Pandora , "Bac de noeuds"




pardon à "Kline", l'auteur et inventeur de Magda détective, pour cet emprunt......quand j'étais petite, je lisais les aventures de Magda et je l'aimais bien car elle était tout sauf potiche...j'avais en fait assez peu de souvenirs de ses aventures mais plutôt du personnage, et elle est revenue plusieurs fois habiter mes histoires. Pour illustrer cet article, je suis allée chercher Magda dans les méandres du web et la voici, assez américaine ma fois... La mienne s'est orientalisée un peu.





Une aventure de Magda détective

 

Soudain, Magda éprouve le besoin de s’asseoir, là, tout de suite. Une fatigue la prend, lui encotonne les jambes, lui brouille la tête. Allons, il ne manquait plus que ça. Deux mois d’enquête pour rien. Le client s’impatiente. Et la voilà malade. Une femme s’approche, lui parle,  sa voix résonne  comme en une immense cathédrale. « Je vais bien, dit Magda. Juste un petit malaise. » Le sol s’approche de son visage et elle ne peut que le laisser venir à elle en s’excusant. Pardon, pardon. Puis, plus rien. Le noir. L’absence.

 

Ensuite, il y a des journées de fièvre au milieu du quartier des lavandières. Allongée sur un châlit ouvert de coussins aux couleurs passées, Magda boit l’eau fraîche et les thés parfumés, puis un jour le bouillon revigorant. Plus tard on lui apporte les fruits cuits au four, et finalement, un vrai repas. Les visages se précisent, femmes-ombres dont les rires en cascades s’abritent derrière des murs blancs. Les hommes sont tous en mer pour des mois. Elles vivent là ensemble dans un quotidien feutré, paisible, souvent joyeux. Le temps s’étire et Magda somnole sur les coussins, boit le thé brûlant, sourit sans comprendre.

 

Un jour une femme s’approche. Elle n’est pas brune et mate comme les autres, mais blonde au teint clair. Elle parle la langue de Magda, mais comme au ralenti, comme si la vie en ce village l’avait rendue déjà autre. Elle tient les mains de Magda et les caresse tandis qu’elle parle. Elle masse les mains de Magda avec des huiles  odorantes et elle raconte.  «  C’est mon mari qui vous envoie, n’est-ce pas ? Il vous a payée pour me retrouver. Il croit que je suis partie avec un amant . Il croit que je suis victime d’un chantage ou que je veux le faire chanter, lui, et que j’ai vidé  le coffre de la maison pour cela seulement. Il se trompe. »

 

Magda pense à son client. Un homme riche et impatient, habitué à être obéi. «  Retrouvez mes bijoux. Si ma femme veut rentrer, qu’elle demande pardon. Si elle ne veut pas, qu’elle aille au diable ». La femme a t elle trouvé le diable ? Pour l’instant, elle sourit  plutôt comme quelqu’un qui a trouvé la paix. « Il n’y a pas d’amant, dit elle. Peut être un jour. Pour l’instant, je suis bien ici, simplement, avec elles. Quant aux bijoux……. » Elle se dirige vers un baquet rempli de linges tordus, torsadés, noués, essorés, à l’autre bout de la pièce à peine meublée ou Magda a dormi tous ces jours passés. Elle soulève le linge et là, au fond, prend les diamants, les cercles d’or, les pierres rouge sang, bleu lagon, jaune comme l’œil du diable ou son mari l’a envoyée. Toujours souriante elle s’approche de Magda, la pare, la décore comme un arbre de Noël. « Gardez ce que vous voudrez, dit-elle. Puis remettez le reste sous le linge, dans la bassine. » Et elle tourne les talons, tandis que Magda se met à rire, à rire, sans pouvoir s’arrêter.



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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:54
   

Apparemment, des navigateurs du web passent assez régulièrement sur ce site ( quoiqu'en modeste quantité)
à la recherche de textes pour leurs ateliers théâtre.Je me suis déja exprimée ici sur les textes "drôles et gratuits"; je voudrais revenir sur le fait que ceux qui lisent un ou plusieurs extraits ainsi que ceux qui ont des demandes assez ciblées
laissent rarement des messages directs. "Je suis passé(e) par ici et j'ai lu quelques textes" n'engage à rien...mais construit un début de discours direct. De même, une qustion posée, du type, " pensez vous qu'un de vos textes conviendrait à un groupe de 26", voire :  "Ecririez vous pour un groupe de 26?" constituerait un début de dialogue....
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:28
Consigne : Un dialogue




RUPTURE / RENCONTRE

 

 

Rupture ( 2003)

 

Le hall d’un théâtre avant le spectacle. Bruits de conversation. Anne arrive en courant vers Léo qui attend.

 

Anne : L’étudiante était en retard. Désolée mon Léo-léo

 

Léo : Arrête avec ce nom ridicule.

 

Anne : Personne n’a entendu.

 

Léo : Je déteste me donner en spectacle.

 

Anne : Tu n’es pas à une contradiction près.

 

Léo : Tiens. Ton billet.

 

Anne : J’ai quelque chose à te dire.

 

Léo  : Moi aussi.

 

Anne : La galerie ?

 

Léo : Non. Ce type ne comprend rien .

 

Anne : Tu ne me demandes pas comment s’est passée ma journée ?

 

Léo : Comment s’est passée ta journée ?

 

Anne :J’ai décroché le contrat

 

 Léo : C’est ça ta nouvelle ?

 

Anne ( trop fort)  Non. Ca c’est juste un hors-d’oeuvre.

 

Léo : Tu es tellement théâtrale.

 

Anne : J’ai des émotions, c’est tout.

 

Long silence

 

Anne : Michaël avait de la fièvre

 

Léo : C’est courant chez les enfants

 

Anne : Je sais, c’est mon troisième

 

Léo : J’essayais d’être gentil

 

Anne : Tu vas avoir l’occasion.

 

Léo : Ca veut dire quoi ?

 

Anne : Je suis enceinte

 

Léo : De moi ?

 

Anne : Ca ne mérite même pas de réponse

 

Léo : Tu m’avais dit…

 

Anne : Je sais. Je le croyais moi aussi.

 

Long silence

 

Léo : C’était ça ta nouvelle.

 

Silence

 

 

Anne : Et la tienne ?

 

Léo : Je te quitte.

 

Anne : A cause du bébé ?

 

Léo : Non

 

Anne : Tu cherchais une excuse. Je te connais.

 

Léo : Ne vas surtout pas croire qu’il y a une autre femme.

 

Anne : Tu n’aurais jamais osé s’il n’y avait pas eu de bébé..

 

Léo :  Tu étais si indépendante autrefois.

 

Anne :  Tu t’es occupé de ça.

 

Léo : Je me suis occupé de tes enfants aussi.

 

Silence

 

Anne : J’ai menti. Il n’y a pas de bébé.

 

Elle pleure. Il la regarde. Silence. Il part. Elle entre dans la salle de théâtre.

 

 

II   -Rencontre  (1998)

 

Médiathèque  de petite ville. Préparation d’une expo de Léo. Anne , qui travaille à la médiathèque, a été chargée de l’aider.

 

Léo : Vous, là, les clous.

 

Anne : Mot magique.

 

Léo : Quoi ?

 

Anne : S’il vous plait.

 

Léo : S’il vous plait.

 

Anne : Même Michaël !

 

Léo : Qui ?

 

Anne : Je n’aime pas ce vert.


Léo : A cause du cuivre.

 

Anne : Même.

 

Léo : Tant pis.

 

Anne : Mais le reste, si.

 

Léo : Vos yeux, votre bouche

 

Anne :Quoi ?

 

Léo : J’aime

 

Anne : Agrafeuse, s’il vous plait.

 

Léo : Votre parfum

 

Anne : Merci

 

Léo : Vous n’êtes pas obligée.

 

Anne : Pour l’agrafeuse.

 

Silence. Il   va travailler plus loin.

 

Anne : Un verre, ce soir ?

 

Léo :  Et comme ça, qu’est ce que vous en dites ?

 

Anne : Chez moi ?

 

Léo : C’est bien, non ? L’espace est mieux équilibré

 

Anne :  Vous me plaisez

 

Léo : Excusez moi, je n’entends pas

 

Anne : Dépêchez vous un peu

 

Léo : Il ne viendra personne, c’est sûr

 

Anne : On parie ?

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:07




un peu noyée
à la dérive
trop d'mots partout

ça m'laisse pensive
j'perds mes cailloux
j'suis égarée

j'veux du silence
doux comme la peau
pour mieux entendre

où est l'bateau
que j'devais prendre
l'est en partance

un peu perdue
rumeur du monde
où est la clé

j'compte les secondes
coeur affolé
j'cours dans la rue

je veux r'trouver
un ch'min tranquille
le long d'la mer

compter mes billes
puis, nez en l'air
vagabonder





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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:06

consigne: un évènement chamboule tous vos plans....Le texte doit contenir les mots ( dans l'ordre) "Il fallait bien que ça arrive..."


 

 

 

 

Tragédie

 


Il fallait bien que ça arrive… Ils ont téléphoné chez moi aujourd’hui. Résultat, ma mère est au courant pour tous les cours que j’ai loupés. Le pire, c’est quand elle a demandé à voir mon carnet, avec tous les mots signés de ma main, assez fidèles à l’original d’ailleurs, on peut dire que je me suis bien entraîné. Résultat, les chutes du Niagara, ma mère  effondrée en larmes sur le divan du salon, se flagellant pour se punir d’avoir enfanté un monstre. Mon père faisant les cent pas d’un air sinistre, me prédisant un avenir d’escroc, de bon à rien, de sdf,  de gangster. Ma soeur, quant à elle, gloussait de rire dans sa chambre, je l’entendais depuis le salon. Trop contente la sister, la voilà bien vengée de toutes les fois où il lui ont interdit quelque chose sous prétexte qu’elle est une fille et que je n’ai pas levé le petit doigt pour venir à son secours. 

 

Un instant, j’ai cru qu’elle m’avait dénoncé, je me suis dit que j’aurais dû acheter son silence.. Mais non. C’était beaucoup plus simple, et j’avais tout prévu sauf ça. J’avais réussi à persuader les autorités du lycée que mon grand père était hospitalisé, mon petit frère fiévreux , ma présence nécessaire pour soutenir ma famille, ma maison inondée, mes parents en plein divorce tragique, que je souffrais d’une maladie chronique que l’on arrivait pas à diagnostiquer précisément, et quelques autres histoires du même genre. Je regardais les profs et l’administration avec sérieux, avec bonne volonté, parfois je réussissais même à fabriquer deux ou trois petits larmes tout à fait convaincantes, et comme  ces absences étaient judicieusement réparties sur l’année et que mes notes n’étaient pas mauvaises malgré tout, on ne me posait pas trop de questions. Bref, ce paradis qu’étaient mes promenades au bord de la rivière, mes rendez vous avec Mathilde, mes rêveries, mes poèmes, mon univers à moi, tout cela aurait pu durer longtemps encore…. 

 

Mais voilà. Il y a eu la grippe. Celle dont ils parlent à la télé tous les jours. Et quand ils ont décidé de fermer le lycée, ils ont vu que j’étais absent depuis deux jours et ils ont gentiment pensé à prévenir mes parents pour que je ne retourne pas en cours lundi…... Ma mère a poussé un cri . A l’autre bout du fil, quelqu’un, une voix de femme, a-t-elle raconté ensuite à mon père, lui a dit qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Quelques jours de plus chez moi me feraient le plus grand bien puisque j’avais été un peu souffrant, et me permettraient de me remettre tout à fait avant de reprendre le collier avec le courage et le sérieux  dont j’avais toujours fait preuve depuis mon entrée au lycée. Elle a même ajouté que ma mère pouvait être fière de moi. 



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pour lire les textes que d'autres ont envoyés aux impromptus, c'est ICI
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 19:10


Le titre de cet article est la copie d'un lien donné par moteur de recherche quand je tape "origine des visiteurs", c'est à dire quels sont les mots-clef tapés par les gens qui ont atterri  sur ce site. ( Recopié tel quel)

D'un côté on pourait dire qu'au moins la couleur est annoncée, on veut du gratuit, on ne va donc pas exploiter gratuitement quelque chose qui ne l'est pas.

D'un autre côté, qu'entend cet internaute par "gratuit"?  Texte téléchargeable sans payer? Exploitable sans droits d'auteur?

On peut se poser la question du budget global de ce projet théâtre pour lequel  une personne, sans doute l'animateur/trice demande un texte gratuit. L'animateur est-il payé? La salle est elle gratuite? les costumes et accessoires achetés ont-ils été gratuits? Les lumières et le son sont-ils gratuits? L'auteur est il  moins important que les autres? Après tout, il va quand même grâce à son texte tenir occupés tous ces jeunes hooligans oisifs une bonne partie de l'année.....

On sait que les projets théâtres éducatifs ( écoles, mjc, centres sociaux, etc...)  disposent de peu d'argent  et qu'il est évidemment plus que tout important que ces projets se fassent et aboutissent: Peut on  alors  imaginer que les dirigeants des structures  artistiques et culturelles qui les accueillent prennent suffisamment leurs projets au sérieux pour  budgétiser la part de l'auteur aussi? Ou encore ( la meilleure solution par exemple à mon avis pour l'école ) que chaque établissement scolaire paie un forfait comme ils en paient déja un  par exemple pour les photocopies de manuels scolaires? Ce qui ne rendrait pas l"auteur milliardaire (ça se saurait) mais lui ferait savoir qu'on a pris son travail au sérieux au moins autant que celui des auteurs de manuels scolaires..... qui font quand même eux mêmes pas mal d'emprunts aux auteurs..)

Je me pose également la question de l'incohérence de ce monde ou d'un côté on incite les gens à consommer, acheter, dépenser, et ou d'un autre côté l'artistique ne mériterait que le pillage. Un texte de théâtre vaut il moins qu'un T-shirt de marque ou une console de jeux?

Examinons maintenant les deux adjectifs choisis pour essayer de découvrir la perle rare qui assurera l'adhésion des participants et  un sourire sur le visage des parents en fin d'année : Gratuit et drôle. Ceci en association avec "jeune". il s'agit donc de transmettre aux jeunes que les textes se téléchargent  ( et se jouent) gratuitement, mais pas la musique, ni les films. ( Faites ce que je dis mais pas ce que je fais , bande de délinquants!) Il s'agit donc aussi de leur laisser croire que le théâtre est forcément un truc qui fait rire, ou plutôt, car je n'ai rien, au contraire, contre le fait de faire rire,  que "drôle" est une qualité en soi, un préalable. (Car enfin ces pauvres petits on va leur donner ce qu'ils connaissent déja, pour ne pas les effaroucher, et puis le monde est déja assez dur comme ça, on ne va quand même pas faire/ voir du théâtre pour parler de tous ces trucs déprimants!)

En conclusion,je pense qu'on peut parler de choses graves d'une manière drôle. Mais qu'il est  important de se pencher d'abord sur ce qu'on veut dire, puis sur la façon de le dire.
Je me dis aussi qu'un spectacle est une synergie dans lequel l'auteur a sa place. On peut donc envisager de lui proposer une collaboration claire. Peut être n'aura t il pas le temps de se déplacer ou d'écrire, surtout s'il est souvent joué. Mais peut-être aura t il envie d'en savoir plus sur ces gens ( ici: ces jeunes) qui d'emparent de ses mots. Peut-être aura t il envie d'écrire pour eux. Peut-être sera-t-il enrichi des retours qu'ils lui feront. Bref, un vrai compagnonnage, gratuit ou non selon les circonstances..
Finalement, il me semble qu'un bon texte " pour les jeunes" ne se définit ni par sa gratuité ni par sa drôlerie, mais plutôt par ce qu'il leur apporte, comment il les fait évoluer, grandir, comment il développe leur curiosité, leur envie d'"aller voir", par sa capacité à les surprendre, à les aider à mettre en mots  leurs pensées parfois encore un peu enchevêtrées OU au contraire à entrer dans l'univers des autres....

Voilà, c'étaitent quelques réflexions subjectives et évolutives ( si l'on m'apporte des contradictions intéressantes) inspirées par les mots clé de mon interlocuteur anonyme...
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