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  • : Le blog de danielle vioux
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  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:05
La consigne était de partir d'une photo de Pandora , "Bac de noeuds"




pardon à "Kline", l'auteur et inventeur de Magda détective, pour cet emprunt......quand j'étais petite, je lisais les aventures de Magda et je l'aimais bien car elle était tout sauf potiche...j'avais en fait assez peu de souvenirs de ses aventures mais plutôt du personnage, et elle est revenue plusieurs fois habiter mes histoires. Pour illustrer cet article, je suis allée chercher Magda dans les méandres du web et la voici, assez américaine ma fois... La mienne s'est orientalisée un peu.





Une aventure de Magda détective

 

Soudain, Magda éprouve le besoin de s’asseoir, là, tout de suite. Une fatigue la prend, lui encotonne les jambes, lui brouille la tête. Allons, il ne manquait plus que ça. Deux mois d’enquête pour rien. Le client s’impatiente. Et la voilà malade. Une femme s’approche, lui parle,  sa voix résonne  comme en une immense cathédrale. « Je vais bien, dit Magda. Juste un petit malaise. » Le sol s’approche de son visage et elle ne peut que le laisser venir à elle en s’excusant. Pardon, pardon. Puis, plus rien. Le noir. L’absence.

 

Ensuite, il y a des journées de fièvre au milieu du quartier des lavandières. Allongée sur un châlit ouvert de coussins aux couleurs passées, Magda boit l’eau fraîche et les thés parfumés, puis un jour le bouillon revigorant. Plus tard on lui apporte les fruits cuits au four, et finalement, un vrai repas. Les visages se précisent, femmes-ombres dont les rires en cascades s’abritent derrière des murs blancs. Les hommes sont tous en mer pour des mois. Elles vivent là ensemble dans un quotidien feutré, paisible, souvent joyeux. Le temps s’étire et Magda somnole sur les coussins, boit le thé brûlant, sourit sans comprendre.

 

Un jour une femme s’approche. Elle n’est pas brune et mate comme les autres, mais blonde au teint clair. Elle parle la langue de Magda, mais comme au ralenti, comme si la vie en ce village l’avait rendue déjà autre. Elle tient les mains de Magda et les caresse tandis qu’elle parle. Elle masse les mains de Magda avec des huiles  odorantes et elle raconte.  «  C’est mon mari qui vous envoie, n’est-ce pas ? Il vous a payée pour me retrouver. Il croit que je suis partie avec un amant . Il croit que je suis victime d’un chantage ou que je veux le faire chanter, lui, et que j’ai vidé  le coffre de la maison pour cela seulement. Il se trompe. »

 

Magda pense à son client. Un homme riche et impatient, habitué à être obéi. «  Retrouvez mes bijoux. Si ma femme veut rentrer, qu’elle demande pardon. Si elle ne veut pas, qu’elle aille au diable ». La femme a t elle trouvé le diable ? Pour l’instant, elle sourit  plutôt comme quelqu’un qui a trouvé la paix. « Il n’y a pas d’amant, dit elle. Peut être un jour. Pour l’instant, je suis bien ici, simplement, avec elles. Quant aux bijoux……. » Elle se dirige vers un baquet rempli de linges tordus, torsadés, noués, essorés, à l’autre bout de la pièce à peine meublée ou Magda a dormi tous ces jours passés. Elle soulève le linge et là, au fond, prend les diamants, les cercles d’or, les pierres rouge sang, bleu lagon, jaune comme l’œil du diable ou son mari l’a envoyée. Toujours souriante elle s’approche de Magda, la pare, la décore comme un arbre de Noël. « Gardez ce que vous voudrez, dit-elle. Puis remettez le reste sous le linge, dans la bassine. » Et elle tourne les talons, tandis que Magda se met à rire, à rire, sans pouvoir s’arrêter.



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Published by danielle vioux - dans créations passées
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