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  • : Le blog de danielle vioux
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  • : Extraits de textes (théâtre, nouvelles, romans, fragments,poèmes, chansons) textes brefs et chroniques, Liens avec d'autres sites d'artistes croisés sur ma route. J'attends d'autres rencontres artistiques, d'autres projets, des propositions pour créer ensemble.
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  • danielle vioux
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée,  Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée 
Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.
  • .J'écris pour le théâtre, et des romans, des nouvelles, des scénarios, de la poésie. J'ai enseigné l’anglais et le théâtre en lycée, Membre du Grete ( théâtre / éducation) , Présidente des Eat Méditerranée Lectures, mises en espace ou mises en scène, stages.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 20:00
  • J’ai écrit ce conte pour un ami il y a déjà onze ans … Envie de m’amuser  avec les mots, les sons, avec les traditions d’ici et d'ailleurs, les vieilles chansons, les livres lus, la mémoire collective, les vieux films d’aventures fantastiques. (J’ai commencé et jamais fini un conte de printemps, celui d’été et celui d’automne ne sont pas même encore imaginés !)  En attendant, je vous  raconte  celui-ci en cet hiver 2009, et si l’ami qui l’a lu la première fois passe par ici, je le salue tout particulièrement !

 

 renard 2 


 

  Ramshliv   se mit en route aux premières neiges. Il avait repoussé cette date sans trop savoir pourquoi. Un vague malaise, le sentiment confus que la peur qui troublait ses rêves la nuit n’avait pas son origine dans les récits terribles des anciens mais profondément en lui-même. Les trolls, il en faisait son affaire, un tour de passe-passe et un éclair de lune dans son regard, ces gros balourds s’y laissaient prendre à chaque fois. Ils lui auraient troqué leurs casse-tête et leurs yatagans contre une pincée de sel et la promesse d’un trésor improbable. Les elfes étaient plus subtils, mais ce n’était qu’une affaire de temps et de volonté. Ramshliv avait confiance en ses pouvoirs, aussi bien ceux que lui avait légués sa mère Jdiprami la guérisseuse aux mains de plume et les fées invitées à son baptême que ceux , plus récents, acquis lors de ses aventures dans les forges de Trakshorn sous les montagnes pâles. Il avait confiance, mais……ce n’était jamais le bon jour, trop froid, trop chaud, top brumeux, trop sec…. Et cependant le temps passait et il savait qu’il devait faire ce voyage parce que la voix en avait décidé ainsi. Quelle malédiction que cette voix qu’il était le seul à entendre et qui le réveillait à l’aube pour des directives plus ou moins cohérentes, des prophéties brumeuses, des intuitions absurdes dont le sens ne se révélait que beaucoup plus tard. Le moyen d’ignorer cette voix ? de la faire taire ? Aux premières neiges donc il prit la route. Avec un peu de chance, il serait de retour à temps pour les grands marathons d’Asthbenn  auxquels il comptait bien participer cette année, d’autant plus qu’il avait travaillé dur pour s’y préparer . Hlasznel aussi. Avec Hlasznel il se sentait capable de tout et même d’affronter les hurlantes cohortes de trolls, nains, elfes, hobbits, humains, sorciers, magiciens, fées  qui se pressaient aux alentours d’Asthbenn dès la fin de l’hiver pour assister aux réjouissances.

 

 

Il traversa sans trop de mal le désert glacé de Jmaeî et les montagnes obscures  de la vieille Xakmla. Cette longue marche lui faisait du bien ; Ni  les rudes conditions climatiques, ni la solitude ne lui faisaient peur. Au  contraire il y trouvait l’occasion de s’endurcir un peu plus et de réfléchir à sa vie et à ce qu’il voulait en faire. Son long séjour dans les forges de Trakshorn avait changé sa vision des choses. Certaines de ses aventures de jeunesse lui paraissaient à présent naïves et lointaines, comme si quelqu’un d’autre les avait vécues à sa place . Trakshorn, c’était autre chose. De toute façon il y avait caché un trésor et comptait bien y retourner des que possible, avec Hlasznel peut-être. Dans l’immédiat il se sentait heureux à regarder le splendide et sauvage paysage des plaines d’Asmaaé sous le ciel pourpre aux deux lunes jumelles. Même l’idée de rencontrer Freya ne l’inquiétait plus. La voix lui avait dit qu’il devait aller jusqu’au territoire de la sorcière dont la réputation n’avait cessé de grandir depuis que les vikings en avait transmis l’histoire aux êtres d’opaline venus du cosmos. Nulle planète n’ignorait Freya et ses pouvoirs. Celle de Ramshliv moins que toute autre puisque  c’était là que Freya ,temporairement, avait choisi de résider. Ramshliv devait trouver la maison de Freya, y rester sept jours, y recevoir sept objets, puis repartir chez lui. On disait que Freya avait le pouvoir de se transformer en tigre et de dévorer celui de ses invités qui lui avait déplu. On disait aussi qu’elle pouvait se transformer en courtisane et attirer dans son lit de malheureux voyageurs qui se retrouvaient au matin en compagnie d’une mygale géante ou d’une louve affamée . La plupart du temps elle apparaissait sous les traits rassurants d’une marraine la sorcière à peine un peu plus folle qu’une banale marraine la fée. Ramshliv  sortit un petit miroir de son sac et occupa toute la traversée de la vallée d’Erszhaglova à  s’adresser toute la gamme de regards magiques dont il avait le secret, certains assortis d’un sourire à fondre les glaciers d’Orvjkelli . Quel tigre, quelle mygale, quelle louve résisteraient à ces regards là ? Il rangea le miroir juste à temps pour ne pas se laisser surprendre par une bande de trolls sauvages armés de chaines. Il avait bien failli être victime de ses propres regards. Il crut entendre, au loin les éclats d’un rire moqueur que renvoyait l’écho dans les montagnes du nord. Une illusion,sans doute. Mais il devait être plus vigilant désormais.

 

 

Après les trolls il y eut un ours géant ,puis des fourmis dévoreuses d’humains, puis un cours d’eau en crue, un labyrinthe de glace, une montagne escarpée, un précipice infranchissable. A tout cela Ramshliv trouva solution. Mais peut-être ces dangers et ces obstacles n’étaient ils que chimères dans ses rêves la nuit tandis qu’il s’emmitoufflait dans ses couvertures sous les lunes jumelles . Peut-être le chemin n’était il qu’une route un peu longue avec des tournants qui exagéraient la  distance , peut-être ce voyage était il plus facile qu’il ne l’avait imaginé à entendre les récits des anciens. Peut-être le temps était il la clef, et lui seul. Le temps de se mettre en route, de voyager, de faire une pause, de repartir. Parfois il est trop tôt, parfois trop tard ;mieux vaut alors attendre que revienne l’instant propice, l’instant juste. De vieilles phrases dans une langue inconnue lui revinrent à la mémoire comme happées par l’oiseau Khmad dans les marécages de l’oubli :

« If it be now,’tis not to come

if it be not to come, it will be now

if it be not now, yet it will come.

The readiness is all »

De ces phrases il ignorait le sens. Cependant les répéter lui apportaient   un étrange apaisement. Au loin il crut entendre le rire à nouveau, non plus moqueur mais cristallin comme les grelots du traineau d’un vieillard à barbe blanche sur les chemins de neige d’une planète lointaine. Ramshliv sourit et chantonna de mémoire

« Pheudxhi barbarno tell

Khandhouthey  szandrlad usziel

Xavbec dikado parmillié

Nuplipah mangpeutxzi ssoulhyai »

Non, ce n’était pas exactement cela, il avait oublié les paroles exactes,mais qui s’en souciait dans les immensités neigeuses ou voletait une vieille corneille grise boiteuse qui semblait lui montrer le chemin ? Les mots imprécis sonnaient justes, forts et joyeux tandis qu’il riait comme un enfant en levant son visage au ciel pour sentir sur sa langue la fraicheur parfumée des flocons.

 

 

La maison de Freya était une immense isba vide de toute présence, un chalet de bois peint et découpé de fines dentelles, sept étages pyramidaux des sept couleurs de l’arc en ciel. Le premier jour, Ramshliv s’endormit sur une couche moelleuse et dans son rêve il vit un palais, un taudis, une flûte et une mangouste. Au réveil, il découvrit qu’il faisait nuit et qu’a ses côtés la vieille corneille boiteuse l’observait avec curiosité, perchée sur un paquet rectangulaire. Elle s’envola un peu plus loin pour qu’il ouvre le paquet où il découvrit, perplexe et un peu déçu, deux livres assez ordinaires comme on en trouvait dans toutes les foires  de la région où il vivait. C’était bien la peine de venir jusque là, de se donner toute cette peine, d’imaginer que cette folle de Freya pouvait lui transmettre quelque chose . Deux livres, bon. Il pourrait toujours les revendre, ou les donner à Hlasznel (l’un des deux semblait avoir un vague rapport avec les festivités d’Asthbenn), ou….

« Ne t’avise surtout pas de le faire dit la corneille d’une voix étonnament douce. Le petit livre représente tes espoirs. Le grand livre représente l’exigence de ta vie, la soif de connaissance  L’un et l’autre sont également importants. Ne sacrifie ni tes désirs immédiats ni la richesse de ton devenir. Mais ils n’ont cette valeur que pour toi, les donner ou les vendre leur ôterait tout pouvoir… » Et la corneille disparut.

 

Le lendemain, une jeune servante apporta du vin,des fruits, du pain, juste comme  Ramshliv terminait les dernières bouchées des victuailles  qu’il avait trouvées la veille. Elle s’assit en face de lui et le regarda dévorer avec un grand sourire qui creusait des fossettes dans ses joues rondes. Puis elle déposa devant lui un deuxième paquet assez petit qui contenait un étrange animal. Ramshliv ne savait s’il le trouvait laid ou beau . « C’est un lézard Mnozgno, dit la servante , tu peux l’emporter avec toi quand tu iras  aux grands marathons d’Asthbenn et d’ailleurs. Il possède un peu du pouvoir de Freya et te donnera force et agilité, ainsi que la capacité de tirer le meilleur parti de tous les évènements inattendus qui pourraient survenir. Freya t’accompagnera à travers lui. »

A ces mots, avec beaucoup de naturel, elle ôta ses vêtements,se coucha et s’endormit. Cette nuit là , Ramshliv fit d’étranges rêves où il dansait dans la forêt avec la servante, mais au matin elle avait disparu.

 

 

Le troisième jour, un renard roux apporta un paquet plat qui renfermait une liasse de papiers couverts de chiffres, de portraits d’enfants et de mots magiques comme « apprendre..transmettre » Ramshliv se sentit soulagé. Enfin quelque chose qui avait un rapport avec ce pour quoi il imaginait être venu. Que Freya lui enseigne quelque chose de son immense savoir. Sans doute ces chiffres signifiaient ils quelque chose et le petit renard roux allait le lui expliquer en quelques mots. Mais le petit renard émit une espèce d’aboiement qui aurait pu être un rire moqueur. «  Freya pense que tu peux lui apprendre autant qu’elle peut t’apprendre,dit il,si tu en as le temps et la patience ». Et il ajouta en riant cette fois de bon coeur, d’un rire quasi humain, « ton interprétation de petit papa noël, par exemple, a déjà été une révélation pour elle » Ramshliv fronça les sourcils. Il détestait avoir l’impression qu’on se moquait de lui. Ce renard était franchement antipathique et quand il aurait fini de se transformer en tigre,il lui dirait..il lui dirait…. . « Tu me diras que tu n’as pas de temps à perdre avec une folle comme moi », dit Freya en croisant les jambes avec élégance sous sa robe rousse rayée de noir et en agitant sa chevelure fauve de droite et de gauche . « Et pourtant je le vaux bien. C’est de cela qu’il s’agit d’ailleurs . Les chiffres représentent les jours et les mois et grâce à eux, c’est toi qui gouvernera le temps et non plus le temps qui te gouvernera. Ainsi tu pourras, comme il est écrit, transmettre ton savoir à Hlasznel , continuer tes exploits dans les forges  de Trakshorn ou venir consulter Freya sur d’autres points obscurs ……et lui apprendre aussi ta version de ‘’Jingle bells ‘‘».  Ramshliv soupira. « Revenir… je ne sais pas si j’aurai le temps…Enfin, avec cet objet plein de chiffres, je peux toujours essayer… » . « Trop tard pour faire autrement » répliqua le renard. « Un lointain cousin à moi sur une autre planète a dit des choses très belles à ce sujet à un gamin blond  qui s’était égaré dans le désert. Mais ceci appartient déjà à demain, j’en ai trop dit, je crois… »

 

 

Le quatrième jour une gamine aux longues nattes apporta une balle ou plus exactement la lança droit sur Ramshliv qui la rattrappa de justesse, par réflexe. Il allait la relancer à l’enfant mais déjà elle s’enfuyait en courant. De loin elle cria de sa voix haut perchée « La balle est dans ton camp ! ! La balle est dans ton camp ! ! » et perplexe, Ramshliv vit s’envoler une de ces petites mésanges à tête noires dont les vieux disent qu’elles recueillent les âmes en transit.

 

 

Le cinquième jour, une ourse lourde et lente apporta un petit paquet plat et mince. Au premier abord il semblait contenir des feuilles blanches, mais la nuit se fit soudain dans la tanière  de Freya l’ourse et quand Ramshliv leva les yeux le ciel était plein d’ étoiles. « Tu les emportera avec toi et les accrocheras au dessus de ton lit. Tu vois cette constellation ? » dit l’ourse en désignant de sa patte un groupe d’étoiles

« Quand tu la regarderas tu seras avec Freya et quand Freya regardera          les étoiles dans sa tanière elle sera avec toi »

Ramshliv semblait soucieux. Etait ce un piège ? Ces étoiles étaient elles les espionnes de Freya ? L’ourse grogna avec tendresse « N’aie pas peur, ce sont des étoiles légères, des étoiles  qui accompagnent sans alourdir. Pas un bâillon mais un souffle dans ton oreille, une respiration, un ‘’bonne nuit’’ chuchoté à travers l’espace. Pas un œil inquisiteur, voyeur, mais un regard ami, une petite lumière au bout du tunnel . » Ramshliv alors se blottit dans la chaude fourrure de l’ourse qui le berça jusqu’au sommeil.

 

 

Le sixième jour, une très vieille femme apporta une enveloppe et dans l’enveloppe une carte qui ressemblait fort à celles que l’on avait coutume d’envoyer et de recevoir au solstice d’hiver . La vieille semblait si fragile que Ramshliv craignait de la voir s’effondrer et se casser en morceaux à chacun de ses pas hésitants. Elle devait être sénile, elle avait dû se tromper. La vieille sortit de sa poche une fiole qui empestait l’alcool et se mit à boire à grandes rasades. Après quoi elle sortit de sa poche une pipe remplie d’herbes odorantes et se mit à fumer. Ramshliv aurait juré qu’elle perdait dix ans à chaque bouffée  parfumée. Si bien que ce fut une assez jeune grand mère qui lui dit que l’ourson sur la lune pouvait faire un substitut acceptable au lézard quand les circonstances exigeaient un objet moins encombrant. Ce fut une femme dans la force de l’âge qui ajouta que de toute façon, c’était ce qu’il y avait dans l’autre enveloppe qui était vraiment important. Et quand il l’ouvrit pour y trouver sept fils de lumière de lune, ce fut une jeune femme qui ressemblait assez à la servante malicieuse du deuxième jour qui lui raconta ceci : « Il existe au delà des montagnes d’Oblivion une vallée où les habitants offrent sept de ces fils de lumière de lune en signe d’amitié, d’amour ou de toute forme d’affection profonde et sincère. Un fil, si on le tient à deux, il se tend dans le vent et chante comme la corde d’une harpe. Si l’un des deux le lâche, il flotte au vent en attendant son retour, et celui qui tient l’extrêmité est libre et prisonnier à la fois . S’il le lâche à son tour par lassitude ou par mélancolie, alors le fil s’envole…le vent l’emporte… . » « Oh non ! pensa Ramshliv . Pas une de ces histoires remplis de symboles même pas subtils comme les affectionnent les sorcières…. » et il bâilla  avec insolence mais la servante lui souffla doucement au visage  et il demeura bouche ouverte sans pouvoir bouger, à son grand désarroi. Alors elle sourit et l’effleura de ses lèvres et il reprit vie. Mais déjà l’archi-centenaire s’en allait au loin de sa démarche naufragée…Ramshliv aurait pu jurer, cependant, quand elle se retourna, qu’elle avait le regard malicieux de la jeune servante.

 

 

Le septième et dernier jour, un aigle noir apporta un parchemin roulé qu’il tenait dans ses serres crochues. « Emporte ce parchemin, dit il. Freya y a tout expliqué afin que tu n’oublies pas cette histoire. » Et il s’envola sans un adieu. Ramshliv prit son sac et repartit en direction de sa vallée et de sa ville. « Oublier,lui ? Quelle drôle d’idée » . La neige avait commencé à fondre sur les versants que les trois soleils ,le grand et les deux petits, chauffaient de leurs rayons. La route était longue mais il s’en réjouissait. Il aurait tout loisir ainsi de penser à Hlasznel, à Jdiprami, aux forges de Takshorn, aux marathons d’Asthbenn et à sa vie en général….et même, oui même à Freya, qui toute sorcière qu’elle fût ne dédaignait pas certains tours de passe-passe assez primaires…..comme il s’en autorisait lui même quelquefois….alors il se mit à rire au souvenir de toute la ménagerie de Freya  et à  ses formes humaines, Freya le magicienne, Freya la saltimbanque, agaçante mais … « D’accord dit-il . Je n’oublierai pas … et je reviendrai te voir, promis …dès que j’aurai le temps » Au loin il entendit sept notes, un rire, une chanson de route pour accompagner son voyage.

 

 

Solstice d’hiver , année terrestre 1998

 

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Published by danielle vioux - dans créations passées
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